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Le blog de Docteur Parissa Zandi - Médecin Vasculaire / attaché à l'hôpital Européen Georges Pompidou de Paris - FRANCE

Grand Prix de Fondation de France attribué au Pr Menasché (Chirurgie cardio-vasculaire HEGP)

28 Mars 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Le Grand prix de la Fondation de France a été attribué en février 21013  au Pr Philippe Menasché, Professeur des universités (chirurgien thoracique et cardio-vasculaire), et directeur de l’unité Inserm 633 « Thérapie cellulaire en pathologie cardio-vasculaire » de l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) qui a réalisé chez l’homme les premières greffes de cellules souches musculaires, les myoblastes, dans le myocarde. Cette utilisation des cellules souches embryonnaires se présente comme une perspective thérapeutique prometteuse de restaurer un myocarde malade.

 

Actuellement, l’équipe du Pr Menasché étend ses travaux à la thérapie cellulaire de malformations cardiaques congénitales de l’enfant. Elle a déjà montré que la greffe de cellules issues du cordon et combinées à un biomatériau spécifique donne des résultats très encourageants.

 

« L’espoir d’un cœur réparable pour des patients de tous âges se concrétise pas à pas ».

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Le syndrome de Marfan beaucoup mieux contrôlé

21 Mars 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

"Qu’est-ce que le syndrome de Marfan ?
Le syndrome de Marfan est une pathologie génétique rare, généralement liée à un défaut en fibrilline, une molécule qui se trouve dans tout l’organisme et participe à la solidité des tissus. Ce syndrome comprend des signes squelettiques, ophtalmologiques (pouvant conduire à la cécité), cutanés, neurologiques, et cardiaques qui sont les plus graves : le risque vital est lié à la dilatation de l’aorte, vaisseau principal de l’organisme, qui risque de disséquer, puis de se rompre.

Le point thérapeutique le plus critique est de savoir quand opérer ces patients pour remplacer la partie de l’aorte la plus fragile, pas trop tôt pour ne pas prendre de risque inutile, et pas trop tard pour éviter la dissection aortique.

 

 

 

Pourquoi effectuer une analyse de cohorte de patients ?

L’indication opératoire doit être posée quand le risque évolutif propre de la maladie le justifie. Or l’évaluation des risques chez un patient donné était difficile du fait de l’absence de cohorte de taille suffisante, suivie de façon optimale pendant un temps suffisant, avec les standards modernes de diagnostic, de prise en charge et de suivi.

 

 

 

Qu’ont permis de comprendre vos travaux ? Quels en sont les bénéfices pour les patients ?

A partir de la cohorte des patients venus au moins 2 fois au centre de référence (732 patients suivis en moyenne 6.6 ans), il a été possible de montrer que le risque de dissection de l’aorte augmente avec le diamètre maximal du vaisseau. Nous avons également pu évaluer ce risque et ainsi établir qu’une opération de remplacement de l’aorte ascendante se justifiait en règle générale lorsque le diamètre maximal de l’aorte atteignait 50mm.

Nos travaux montrent également qu’une prise en charge moderne, avec un suivi régulier, conduit à un risque de dissection aortique ou de décès brutal de l’ordre de 0.05 pour cent ans dans cette population autrefois considérée à pronostic réservé (50% de mortalité à 40 ans selon les premiers papiers). Ceci est en accord avec le gain de 30 ans d’espérance de vie au cours des 30 dernières années.Ces résultats ont été rendus possibles par l’accumulation d’une expérience importante, bénéfice à moyen terme du plan maladies rares, permettant les analyses d’un important fichier de patients.

Pr Guillaume Jondeau"

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Hyper Tension Artérielle Pulmonaire (HTAP) : découverte d’un marqueur génétique associé à une augmentation de risque

21 Mars 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Passionant

Un marqueur génétique localisé sur le chromosome 18, serait associé à un doublement du risque d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Un gène à proximité de ce marqueur est suspect d’être responsable d’une augmentation du risque de la maladie, selon une étude académique publiée dans Nature Genetics le 17 mars 2013.

htap43L’HTAP est une maladie rare et sévère qui touche spécifiquement les petites artères du poumon et entraine une défaillance cardiaque grave. Cette maladie touche préférentiellement la femme jeune et survient sans explication dans 50% des cas. En dehors des mutations identifiées principalement dans les formes familiales de la maladie, les autres facteurs de prédisposition génétique sont encore méconnus.

 

Ce résultat a été obtenu à l’issue d’un travail conduit par trois équipes françaises et qui a nécessité des collaborations en Europe et aux Etats-Unis. En étudiant des patients atteints d’HTAP pris en charge par les pneumologues du centre national de référence de l’HTAP de l’hôpital Bicêtre (équipe des Prs Gérald Simonneau et Marc Humbert, AP-HP, UMRS 999, Université Paris-Sud, INSERM, DHU-TORINO), les généticiens (équipe du Pr Florent Soubrier, UMRS 956) et biostatisticiens (équipe du Dr David Tregouët, UMRS 937) de l’hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Université Pierre et Marie Curie, IHU-ICAN) ont mis en œuvre une analyse génétique portant sur plusieurs centaines de cas et de sujets contrôles. L’analyse a fait appel aux techniques de puces à ADN permettant d’étudier simultanément des centaines de milliers de marqueurs génétiques répartis sur tout le génome. Grâce à la collaboration internationale, ces chercheurs ont pu démontrer l’existence d’un marqueur génétique localisé sur le chromosome 18 dont la présence chez un individu multiplie par 2 son risque d’HTAP. Ce marqueur est situé à proximité d’un gène qui pourrait, d’après les travaux préliminaires de ces chercheurs, participer à un système de régulation vasculaire non encore décrit.

 

 

Références:

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Antécédent d’AVC et maladie coronaire : une combinaison fatale

8 Mars 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #CAROTIDES

Antécédent d’AVC et maladie coronaire : une combinaison fatale

Les maladies cardio et cérébro-vasculaires représentent les deux premières causes de mortalité au monde. Elles sont parfois associées chez un même patient et leur combinaison représente à la fois un risque considérable pour le patient et un défi thérapeutique.

 

L’équipe du service de cardiologie de l’hôpital Bichat et de l’Unité mixte Inserm 698 (AP-HP, Université Paris Diderot), en collaboration avec des équipes internationales a étudié une cohorte de patients atteints de maladie coronaire. Cette étude a mis en évidence chez les patients ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’accident ischémique transitoire (AIT) non seulement un risque plus élevé d’événements cardio-vasculaires mais aussi d’événements hémorragiques, soulignant le défi thérapeutique que représente la prise en charge de ces patients. Les travaux ont fait l’objet d’une publication on-line dans la revue Circulation.

 

 

Donc en un maitre mot: 

PREVENTION

par le dépistage

des Facteurs de Risques:

 

- Hérédité

- une surcharge en mauvais cholestérol (LDL)

- le diabète

- le TABAGISME

- le surpoids

- une Hypertension

 

et dans le cas de présence de facteurs de risques: faire pratiquer par un médecin vasculaire une échographie des vaisseaux du cou pour dépister d'éventuelles plaques d'athéromes :

Le dépistage de ces plaques peut modifier votre traitement médicamenteux

ET

nécessiter une surveillance régulière de l'évolutin de ces plaques.

 

 

D’après une communication conjointe

Inserm / AP-HP / université Paris Diderot  ( communiqué de presse)

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