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Publié par Docteur Parissa Zandi

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Dans le cadre du Centre d’Excellence en Hypertension Artérielle (HTA ) labellisé par l’European Society of Hypertension à l’HEGP et sous la direction du Centre d’Investigation Clinique de l’hôpital , les équipes d’Hypertension Artérielle et de Radiologie Interventionnelle ont traité le 9 décembre dernier, par cette nouvelle technique, le premier cas français d’HTA résistante.

Une proportion notable des personnes hypertendues gardent une pression artérielle trop élevée malgré la combinaison de nombreux médicaments antihypertenseurs. On parle alors d’HTA résistante. Cette situation expose à un haut risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire. Le traitement actuel consiste, après avoir éliminé une HTA secondaire et une mauvaise observance du traitement, à poursuivre l’escalade du traitement antihypertenseur.

Une nouvelle technique de dénervation rénale, fondée sur le principe de la diminution de l’activité du sympathique rénal, a été développée pour traiter l’HTA résistante. Elle est en cours d’évaluation par un essai thérapeutique international (Allemagne, Australie, Belgique, France, Pologne, USA).

La technique consiste à chauffer brièvement le sympathique rénal par des ondes de basse fréquence. Le dispositif (Ardian Symplicity Catheter System) comprend un cathéter, une sonde de radiofréquence introduite dans les artères rénales et un générateur de radiofréquence. Après anesthésie locale et sédation, on insère un cathéter de faible diamètre (1,7 mm environ) dans l’artère fémorale puis dans les artères rénales principales. Une fois le cathéter en place et sous contrôle radiologique, la sonde de radiofréquence est insérée par la même voie dans l’une puis l’autre artère rénale. La radiofréquence est appliquée au cours de 4 à 6 séquences de 2 minutes dans chaque artère. Après avoir traité les artères rénales droite et gauche, le matériel est retiré. La procédure dure environ 60 minutes.

Les résultats préliminaires obtenus au cours d’une étude précédente montrent la faisabilité et l’innocuité à moyen terme de la technique, avec des résultats encourageants en termes de réduction de la pression artérielle. Avec un recul plus important, un plus grand nombre de patients, et par comparaison à des patients d’un groupe contrôle, l’essai en cours permettra d'analyser la place réelle de cette technique dans la prise en charge de l'HTA résistante.

Professeur PF Plouin et Dr G Bobrie, Service de Médecine Vasculaire et d’Hypertension Artérielle, Pôle CardioVasculaire
Professeur Marc Sapoval, Radiologie Vasculaire Interventionnelle, Pôle Imagerie et Explorations Fonctionnelles
Professeur Michel Azizi, Centre d’Investigations Cliniques, Pôle Activités Transversales

Communiqué de presse du 22 janvier 2010