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Le blog de Docteur Parissa Zandi - Médecin Vasculaire / attaché à l'hôpital Européen Georges Pompidou de Paris - FRANCE

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Point sur la prise en charge de l’AVC avec le Pr Amarenco de l’hôpital Bichat Claude Bernard (AP-HP)

28 Avril 2011 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Liens utiles

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"A l’occasion de la publication du Palmarès du Figaro Magazine qui a mis à l’honneur plusieurs services de l’AP-HP parmi lesquels le service du Pr Amarenco, chef de service du service de Neurologie et du Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale de l’hôpital Bichat Claude Bernard (AP-HP), retour sur l’approche neuro-interventionnelle, au sein d’une unité de soins intensifs (USI) neuro-vasculaires qui pourrait être l’avenir du traitement de l’attaque cérébrale avec le Professeur Pierre Amarenco (AP-HP) qui répond à nos questions."

 

"Pouvez-vous nous parler de votre approche de prise en charge des AVC ?

Il s’agit d’un traitement en urgence de l’AVC (dans les moins de 3 heures suivant le début des symptômes). Ce traitement consiste a déboucher l’artère occluse par un caillot sanguin à l’intérieur du cerveau (dans 80% des cas, l’AVC est provoqué par un caillot sanguin qui bouche une artère du cerveau). Les 20% restants, c’est une hémorragie qui est en cause. Si l’on peut déboucher l’artère cérébrale moins de 3h30 après son occlusion (après les premiers symptômes d’AVC), le résultat est de 93% de guérison des patients. Toute demi-heure perdue au-delà de 3h30, c’est 20% de guérison en moins.

Pouvez-vous nous rappeler quelles sont les techniques existantes aujourd’hui pour traiter les AVC ?

Il existe actuellement deux traitements pour contrer les AVC :
L’injection intra-veineuse (au pli du coude) d’un médicament appelé Actilyse® (alteplase) permet de guérir le patient dans 40% des cas, mais seulement si l’injection a débuté moins de 3 heures après les premiers symptômes d’AVC. Le défaut de l’injection intra-veineuse de ce médicament est qu’il ne permet de déboucher l’artère occluse du cerveau que dans 25 à 60% des cas.
La délivrance du médicament (alteplase) directement au contact du caillot qui bouche l’artère, en passant par l’intérieur des artères un micro-cathéter. Cette technique permet de déboucher l’artère dans 60 à 70% des cas. Son défaut est qu’il prend du temps (entre 20 minutes et une heure pour atteindre le caillot). Or toute minute perdue c’est 2 millions de neurones détruits.

L’approche du traitement utilisée dans l’étude RECANALISE est de combiner les deux traitements utilisés. Comment se déroule l’intervention ?

En pratique, dès que le patient atteint d’un AVC arrive à l’hôpital, il reçoit immédiatement le traitement alteplase par voie veineuse (si le patient est vu moins de 3 heures après le début des symptômes d’AVC) et immédiatement on ponctionne son artère fémorale pour monter le cathéter au contact du caillot dans le cerveau. Lorsque le cathéter arrive au contact, on arrête l’injection intraveineuse d’alteplase, et l’on injecte l’alteplase par le cathéter directement dans le caillot pour finir de le dissoudre. Si la dose complète d’alteplase (que l’on ne peut pas dépasser) ne suffit pas pour finir de déboucher l’artère, alors, le neurologue interventionnel « capture » le caillot au moyen d’un lasso situé au bout du catheter. En tirant sur le lasso, le caillot est emprisonné à l’intérieur du cathéter ; le cathéter est retiré, et le caillot avec.

Quels sont les bénéfices selon vous de ce mode de prise en charge ?

Le nombre de guérison immédiate est très important : 60% des patients traités par la nouvelle méthode comparativement à 39% des patients traités par voie intraveineuse conventionnelle. Enfin, 57% des patients traités par la nouvelle technique ont été guéris dans les 3 mois comparativement à 44% des patients traités par la méthode conventionnelle. Un des résultats les plus remarquables est que plus vite l’artère est débouchée, plus de chance a le patient de guérir dans les 3 mois.

Une autre nouveauté est que nous montrons que l’intégration complète d’une activité endovasculaire systématique à une unité de soins intensifs neurovasculaires, en collaboration avec le service de radiologie, est efficace et permet de guérir plus de patients. Ce bénéfice n’est pas seulement dû à la technique des médecins, mais surtout à la logistique fournie par l’unité neurovasculaire avec des infirmières formées, entraînées, connaissant les procédures et un matériel en permanence prêt et disponible pour les actes de thrombolyse intraveineuses et intra-artérielles. Cette logistique, disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an, est en fait l’élément clef de la réussite de l’étude RECANALISE et elle est à mettre au crédit des Cadres de Soins et du Cadre Supérieur Infirmier et de leurs équipes.

Cette approche neuro-interventionnelle semble très efficace, est-ce qu’elle pourrait devenir l’avenir du traitement de l’attaque cérébrale ?

Dans les prochaines années, on peut anticiper que la neurologie interventionnelle va se développer au sein des unités de soins intensifs (USI) Neuro-vasculaires, comme nous avons vu, au cours des années 90, se développer la cardiologie interventionnelle au sein des unités de soins intensifs (USI) cardiologiques.

Quelle tranche d’âge touche les AVC ? Pouvez-vous nous rappeler les symptômes les plus courants des AVC ?

L’AVC touche les personnes de tous âges : La moyenne d’âge des patients atteints d’AVC est de 73 ans Mais parmi les 150 000 français atteints d’AVC chaque année, 20% (30 000) sont des sujets de moins de 55 ans.

Les symptômes les plus courants des AVC sont au nombre de 6 : 1. une faiblesse musculaire ou une paralysie : on ne peut plus bouger une partie de son corps d’un côté ; toutes les parties du corps peuvent être touchées. Mais le plus souvent, il s’agit de la face, du bras, de la main et/ou de la jambe. Très fréquemment, la face, le bras et la jambe du même côté sont atteints en même temps on parle d’Hémiplégie (Perte de la possibilité de faire des mouvements avec les membres du même côté du corps - ex : membre inférieur et supérieur droit). Quand les mouvements sont possibles mais avec moins de force, on parle d’hémiparésie) 2. une perte de la sensibilité : on sent un engourdissement ou une insensibilité d’une partie du corps 3. une difficulté du langage : il s’agit, soit d’une gêne pour articuler (appelée Dysarthrie : Difficulté à articuler les mots, à ne pas confondre avec l’aphasie.), soit d’un trouble du langage (Aphasie : Trouble du langage mêlant des difficultés d’expression et de compréhension, à des niveaux variables) portant sur l’expression (mutisme, difficulté à trouver les mots ou jargon avec mots inintelligibles) et pouvant être associé à des difficultés de compréhension 4. un trouble visuel : soit on perd brusquement la vision d’un oeil (cécité unilatérale) ou plus rarement des deux, soit on perd la vision de la moitié du champ visuel des deux yeux en même temps (Hémianopsie : Diminution ou perte de la vision de la moitié du champ visuel (gauche ou droit)), ou encore, on voit soudain les choses en double (Diplopie, on voit deux fois le même objet au lieu d’un seul : vision double) 5. perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements des membres : le sujet marche soudain comme une personne ivre ou il ne tient plus debout 6. un mal de tête, d’apparition brutale, inhabituel et très intense

D’autres symptômes d’AVC sont moins fréquents : Troubles de la conscience pouvant aller de la somnolence au Coma (Etat de perte de la conscience. Le patient ne répond plus ou partiellement aux stimulations extérieures. Il n’y a plus de mouvement spontané).

En cas de symptômes d’AVC, il n’y a pas une minute à perdre, il faut appeler le 15 ou le 112. L’AVC est une urgence « toute minute perdue c’est 2 millions de neurones détruits ». "

 

Pour plus d’informations sur les AVC : http://www.attaquecerebrale.org

Propos recueillis par Sandrine Boidy-Pruvot (AP-HP) - 1ère diffusion août 2009
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Première intervention endovasculaire Cérébrale réalisée sur un nouveau né de très petit poids à l'hôpital Bicêtre

28 Janvier 2011 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

jeudi 27 janvier

Première intervention endovasculaire cérébrale réalisée sur un nouveau-né de très petit poids à l’hôpital Bicêtre (AP-HP)

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"A l’hôpital Bicêtre (AP-HP), les équipes des services de neuroradiologie et de réanimation pédiatrique et néonatale ont récemment opéré un nouveau-né prématuré de 2,080 kg atteint d’une malformation artério-veineuse grave de la veine de Galien. Il s’agit de la 1ère intervention de ce type réalisée sur un nouveau-né de très petit poids.
Nouveau-né de petit poids

Les malformations de la veine de Galien sont les plus fréquentes des malformations artério-veineuses cérébrales de l’enfant. Environ 30 % d’entre elles sont dépistées in utero au cours de l’échographie de second ou troisième trimestre. En dehors d’une gêne au développement cérébral, cette malformation peut générer une insuffisance cardiaque les jours suivant la naissance, engageant à très court terme le pronostic vital. Les nourrissons atteints par cette pathologie doivent être opérés rapidement après leur naissance pour traiter leur insuffisance cardiaque et leur permettre de retrouver des conditions de vie normales. Depuis dix ans, près d’une quarantaine de nouveaux-nés ont été pris en charge pour cette malformation à l’hôpital Bicêtre (AP-HP), qui est centre de référence pour les pathologies malformatives neurovasculaires pédiatriques. Une intervention a pu être pratiquée chez plus de la moitié d’entre eux dans leur premier mois de vie, mais jamais encore sur un nouveau-né de si petit poids. Ce très faible poids augmente la complexité de l’opération, dans la mesure où les artères, à cet âge, mesurent parfois moins d’un millimètre.

Pris en charge début novembre par le Dr Saliou, responsable de l’unité de neuroradiologie interventionnelle au sein du service de neuroradiologie du Pr Ducreux, le nouveau-né se porte bien.

« Ce n’est pas parce qu’on ne l’avait jamais fait que ce n’était pas le moment de le faire, les premières de ce type ne sont pas préméditées, elles arrivent lorsqu’il faut sauver un patient » explique le Dr Guillaume Saliou. Jusqu’à récemment, les nouveaux-nés de très petit poids étaient exclus des ressources thérapeutiques médicales. « Nous n’en serions pas là sans le travail qu’a mené le Pr Lasjaunias à partir du début des années 80. Il fut un véritable pionnier dans la stratégie de prise en charge de ces petits patients » ajoute le Dr Saliou. La réussite de cette intervention ouvre la perspective de pouvoir désormais prendre en charge ces malades en leur proposant un traitement."

Pauline Lalande
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Exposition "6 milliards d'Autres" à l'Hôpital Européen Georges Pompidou du 14 janvier au 28 février 2011

27 Janvier 2011 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Passionant

"Inaugurée au Grand Palais à Paris en 2009, l’exposition itinérante « 6 milliards d’Autres » de Yann Arthus-Bertrand est arrivée à l’hôpital européen Georges Pompidou le 14 janvier 2011.

Pour son ultime étape, après un tour dans les centres hospitaliers de huit grandes villes de France, l’exposition qui a vocation à être partagée par le plus grand nombre, est présentée jusqu’au 28 février au centre de la rue hospitalière de l’HEGP. Patients, personnels et visiteurs sont invités à découvrir les portraits d’habitants de la planète et leurs réponses à des questions universelles que nous nous posons tous. Une sélection de vidéos sera projetée sur des thèmes universels comme le bonheur, l’amour, les peurs, le sens de la vie, les épreuves ou encore les rêves.

« 6 milliards d’Autres » dresse le portrait de l’homme au début du 21ème siècle et met en lumière tant la part d’universalité que la part d’individualité. « Pendant l’exposition au Grand Palais en 2009, j’ai rencontré des visiteurs malades et j’ai été bouleversé par la manière dont le projet les a touchés. Il était donc important que ces témoignages d’hommes et de femmes du monde entier soient montrés dans des hôpitaux. C’est pourquoi cette installation itinérante a été conçue pour eux, pour vous », explique Yann Arthus-Bertrand. Qu’est-ce que le bonheur ? Que peut-on apprendre des épreuves que l’on traverse ? Que représente l’amour ? Plus de 5 600 interviews ont été tournées dans 78 pays pendant plus de 4 ans. Du pêcheur brésilien à l’avocate australienne, tous ont répondu aux mêmes questions."

 

Exposition vidéo du 14 janvier au 28 février 2011 de l’HEGP, 20 rue Leblanc, 75015 Paris.

 

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Une liste de médicaments sous surveillances par L'AFSSAPS

23 Janvier 2011 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

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Une équipe d'HP-AP identifie la tête perdue d'Henry IV

13 Janvier 2011 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Passionant

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Une avancée thérapeutique dans la maladie d'Ehlers-Danlos dans sa forme vasculaire

16 Septembre 2010 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

"Le syndrome d’Ehlers-Danlos dans sa forme vasculaire est une maladie rare sévère entrainant notamment des lésions et des ruptures artérielles et pouvant entraîner une mort prématurée. Aucun traitement préventif n’a encore pu être validé.

 

L’équipe du Pr Pierre Boutouyrie de l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) / Inserm U970/Université Paris Descartes, publie dans The Lancet* les résultats de l’étude BBEST**, menée dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique (PHRC 2001) et financée par l’AP-HP. L’objectif de cette étude multicentrique réalisée sur une période de 5 ans et impliquant 53 patients atteints du syndrome vasculaire d’Ehler-Danlos, était de comparer l’évolution d’un groupe de patients traités au celiprolol habituellement utilisé pour traiter l’hypertension artérielle notamment, à celle d’un groupe-témoin non traité.

 

Un patient sur deux du groupe-témoin a développé des lésions ou ruptures artérielles pendant la durée de l’essai, contre seulement un sur cinq dans le groupe traité. Le traitement a été bien toléré, les seuls effets secondaires observés chez trois patients étaient un état de fatigue légère temporaire pour deux, et plus sévère chez un patient.

 

Cette étude ouvre la voie à un traitement capable de prévenir les complications majeures habituellement observées chez les patients atteints du syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire. Le Pr. Boutouyrie estime que « C’est un tournant pour les patients souffrant de cette pathologie rare, car c’est le premier traitement efficace contre cette maladie dramatique »."


 

source: web magasine de l'AP-HP

 

* "Effect of celiprolol on prevention of cardiovascular events in vascular Ehlers-Danlos syndrome : a prospective randomised, open, blinded-endpoints trial" - The Lancet, Early Online Publication, 7 September 2010 - doi:10.1016/S0140-6736(10)60960-9 / Kim-Thanh Ong MD, Jérôme Perdu MD, Julie De Backer MD, Erwan Bozec PhD, Patrick Collignon MD, Joseph Emmerich MD, Anne-Laure Fauret MD, Jean-Noël Fiessinger MD, Dominique P Germain MD, Gabriella Georgesco MD, Jean-Sebastien Hulot MD, Anne De Paepe MD, Henri Plauchu MD, Xavier Jeunemaitre MD, Stéphane Laurent MD, Dr Pierre Boutouyrie MD

** étude BBEST : Beta-Blockers in Ehlers-Danlos Syndrom Treatment

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Fibrillation Auriculaire: résultats des études cliniques REALISE - AF (10 000 patients et participation de 26 pays)

9 Septembre 2010 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Fibrillation auriculaire : un traitement à améliorer

"La fibrillation auriculaire est une maladie fréquente mais encore mal connue. Les 1ers résultats d’une nouvelle étude, le registre REALISE-AF portant sur plus de 10 000 patients, qui apportent un éclairage nouveau sur cette pathologie, sont présentés au Congrès Européen de Cardiologie à Stockholm.
Le GH Bichat-Claude Bernard (AP-HP)

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent et dont la prévalence augmente de façon régulière avec le vieillissement de la population. Elle est associée à une morbi-mortalité importante.


L’épidémiologie de la fibrillation auriculaire est imparfaitement connue. En effet, les données disponibles sont souvent issues d’essais cliniques randomisés hautement sélectionnés et proviennent généralement d’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest. Elles sont souvent collectées à l’occasion d’une hospitalisation ou d’un événement aigu, (tel qu’un accident vasculaire cérébral ou un choc électrique externe) Enfin, elles sont souvent déjà anciennes. Or, les pratiques cliniques et l’épidémiologie de cette affection sont rapidement évolutives. C’est pourquoi, des données représentatives, internationales et contemporaines concernant les caractéristiques et la prise en charge des patients souffrant de fibrillation auriculaire, étaient nécessaires.

 

Un registre comprenant plus de 10 000 patients

Le registre REALISE-AF* est une étude transversale contemporaine, réalisée en 2010, sur un plan international, ayant requis la participation de 26 pays. De grande taille, elle représente avec plus de 10.000 patients la plus grande étude clinique jamais réalisée dans la fibrillation auriculaire. Elle a recruté des patients ayant un antécédent de fibrillation auriculaire dans les 12 mois précédents, quel qu’en soit le type, à l’exception des fibrillations auriculaires post-opératoires de chirurgie cardiaque.

 

Les premiers résultats de ce registre qui viennent d’être présentés au Congrès Européen de Cardiologie à Stockholm par le Pr Philippe-Gabriel Steg du Service de Cardiologie du Groupe Hospitalier Bichat-Claude Bernard – Paris (AP-HP) montrent que plus de 40% des patients souffrent d’une fibrillation auriculaire non contrôlée, au sens où la fréquence cardiaque est supérieure à 80 ou le rythme n’est pas sinusal.

 

Le deuxième grand enseignement de ce registre est la fréquence des événements cardiaques, puisque 77% des patients en fibrillation auriculaire avaient au moins une comorbidité (telle qu’une maladie coronaire, une maladie cérébrovasculaire, une maladie valvulaire), que près de 30% avaient eu dans les douze derniers mois un événement cardiovasculaire grave requérant une hospitalisation (décompensation d’insuffisance cardiaque, syndrome coronaire aigu, accident vasculaire cérébral…) et que, malgré les traitements médicaux modernes, la grande majorité de ces patients restaient symptomatiques : 56% chez ceux qui avaient une fibrillation auriculaire considérée comme contrôlée, 68% chez ceux qui avaient une fibrillation auriculaire non contrôlée.

 

Enfin, il est mis en évidence que la prise en charge de ces patients était fréquemment non conforme aux Recommandations Internationales suggérant que des progrès importants restaient à faire dans l’éducation des patients et des médecins, ainsi que dans la prise en charge des patients en fibrillation auriculaire pour améliorer leur pronostic, réduire les hospitalisations et les événements cliniques, et améliorer la qualité de vie des patients concernés.

* Le registre REALISE-AF est soutenu par Sanofi-Aventis et piloté par un comité scientifique exécutif international indépendant

D’après une communication du Pr Philippe-Gabriel Steg du Service de Cardiologie du Groupe Hospitalier Bichat-Claude Bernard – Paris (AP-HP), chercheur au sein de l’unité Inserm 698 - Université Paris Diderot « Hémostase, bio-ingenierie, immunopathologie et remodelage cardiovasculaires » et Président du Comité Scientifique Exécutif du registre REALISE-AF"
Source: Web magasine de l'Assistance Publique / 2 septembre 2010
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Réeducation dans les suites d'un AVC - ouverture d'un service spécialisé à l'Hôpital Rotchild à Paris

25 Mars 2010 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Liens utiles

Le nouveau Rothschild ouvre bientôt ses portes

"La construction du nouveau Rothschild s’achèvera bientôt et le nouveau bâtiment accueillera ses premiers malades en juin 2010.

Enjeu fort de la recomposition du paysage hospitalier que conduit l’AP-HP depuis plusieurs années pour mieux répondre aux attentes de la population d’Ile de France, cette opération de reconversion vise à faire de Rothschild un hôpital de proximité de l’Est parisien et un hôpital de référence pour le handicap, les besoins du grand âge et l’odontologie dans un cadre architectural et technique innovant.

Le nouveau Rothschild offrira une palette complète de soins de rééducation et de gériatrie avec 310 lits (278 lits de SSR et 32 lits de gériatrie aiguë), 20 places de jour et 55 fauteuils dentaires.

Un hôpital de proximité pour l’Est parisien

L’hôpital Rothschild proposera une prise en charge en rééducation et en gériatrie adaptée aux habitants des arrondissements de l’Est parisien qui, faute de places intra-muros, étaient jusque-là le plus souvent hospitalisés loin de leur domicile et de leurs proches. Il travaillera en étroite collaboration avec les autres hôpitaux du groupe , Saint Antoine et Tenon.

Transféré de la rue Garancière (Paris 6ème), le centre d’odontologie du nouveau Rothschild offrira des soins dentaires pour tous les âges de la vie : urgences odontologiques de l’enfant et de l’adolescent, chirurgie buccale ambulatoire et de réhabilitation orale pour les patients externes et pour les hospitalisés.

Un hôpital de référence

Dans le domaine des soins de rééducation, Rothschild sera un établissement de recours à vocation régionale et nationale, en particulier dans le domaine neuro-orthopédique : pathologies des os et articulations et de la moelle épinière (sclérose en plaques, paraplégies, syndromes de la queue de cheval et pathologies nerveuses et musculaires de l’adulte), avec une expertise spécifique dans l’évaluation et la rééducation des troubles de la marche et de l’équilibre et pour les suites d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

En gériatrie, il développera la prise en charge des patients âgés polypathologiques et ouvrira des unités spécialisées dans les troubles cognitivo-comportementaux (maladies d’Alzheimer et troubles apparentés) et l’oncogériatrie.

Tous les métiers médicaux et paramédicaux de la rééducation et de la gériatrie coopéreront dans une approche interdisciplinaire autour du patient : médecins gériatres et spécialistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes, diététiciens, orthophonistes, pédicures, podologues, assistantes sociales, psychologues… seront réunis pour développer des prises en charge globales, en collaboration étroite avec la ville et tous les partenaires du maintien à domicile.

Lieu de formation initiale et continue universitaire à rayonnement national, le service d’odontologie conjuguera activités de proximité et activités de recherche et de traitement de pointe concernant les pathologies dentaires les plus lourdes et complexes.

Un cadre architectural et technique innovant

Le bâtiment du nouveau Rothschild sera exemplaire en termes d’ergonomie, d’accessibilité et d’éclairement naturel. Adapté au handicap dans ses moindres détails, il mettra à disposition des patients et des professionnels de santé des locaux et des d’équipements modernes et spécialisés : plateau technique de rééducation centralisé avec toutes les nouvelles technologies, complété par des salles de rééducation de proximité au niveau des secteurs d’hospitalisation, espace de balnéothérapie, aire d’essai de fauteuils roulants et parcours de déplacement, jardin, salle de sport …Ne comptant que des chambres individuelles, le nouveau Rothschild favorisera l’autonomie du patient handicapé : domotique, accès au réseau informatique, salles de bains munies de baignoires à hydro-sons … Patios, jardins et nombreux lieux de vie et de convivialité en feront un cadre de vie et de travail très agréable.

De nouveaux recrutements vont permettre de compléter, dans tous les métiers, les effectifs professionnels déjà présents pour accompagner l’ouverture progressive, à partir de juin 2010, de ce nouveau bâtiment."

Source: Magazine de l'APHP

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Hopital LARIBOISIERE - centre de référence pour les Maladies Vasculaires rares du cerveau et de l'Oeil

25 Mars 2010 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Liens utiles

"A l’occasion de la semaine du cerveau du 15 au 21 mars 2010, l’AP-HP présente l’un de ses hôpitaux phares en matière de neurologie et plus particulièrement le Centre de Référence pour les Maladies Vasculaires Rares du Cerveau et de l’Oeil (CERVCO) de l’hôpital Lariboisière (AP-HP).

Labellisé en 2005 par le Ministère de la Santé et coordonné par le Professeur Hugues Chabriat, ce centre réunit les services de l’hôpital spécialisés dans la prise en charge des pathologies vasculaires rares de la rétine, du cerveau ou de la moelle épinière (neurologie, ophtalmologie, génétique moléculaire, neuroradiologie, neurochirurgie, anatomopathologie, et le centre d’urgence céphalées).

Si les missions du centre sont multiples, la préoccupation de ces équipes pluridisciplinaires est avant tout d’améliorer la prise en charge des patients souffrant de diverses affections vasculaires rares familiales ou sporadiques du système nerveux central et de la rétine.

Les pathologies prises en charge par le CERVCO

Les pathologies suivies par le CERVCO répondent aux critères de maladies rares (moins de une personne sur 2000 concernées dans la population) ; pour plusieurs d’entre elles, l’épidémiologie reste actuellement très imprécise et parfois limitée à la découverte de quelques familles en France. Il s’agit d’affections vasculaires parfois graves pouvant compromettre les capacités fonctionnelles ou l’autonomie des patients.

Certaines de ces affections sont responsables de lésions limitées au cerveau (ex : CADASIL responsable de petits infarctus ou maladie de Moya-Moya à l’origine d’infarctus ou d’hémorragies cérébrales). D’autres maladies touchent principalement la rétine comme la maladie de Coats. Il existe aussi des maladies familiales qui peuvent être responsables d’une atteinte cérébrale et de lésions de la rétine comme la maladie du collagène de type IV qui fragilise les vaisseaux.

Le diagnostic de ces affections est parfois possible grâce à l’imagerie ou à la génétique, de nombreuses années avant l’apparition tardive des premiers symptômes neurologiques ou visuels, ce qui peut être à l’origine de difficultés de prise en charge très spécifiques au plan médical et/ou psychologique.

Un site d’information dédié : www.cervco.fr

Le centre a ouvert un site internet dédié aux professionnels de santé - médecins et non médecins – et patients.

Ce support d’information contribue à améliorer la prise en charge en relation avec l’ensemble des cliniciens et en coordination avec les associations de familles concernées. Des informations utiles aux malades, à leurs familles, aux médecins et soignants prenant en charge ces pathologies y sont disponibles. Enfin, il participe à améliorer les connaissances des mécanismes et des traitements de ces affections grâce aux recherches développées au sein et en dehors du centre.

Vous trouverez toutes les informations concernant le centre de référence et les pathologies concernées sur www.cervco.fr. Les détails pratiques et les feuilles de consentement pour réaliser les tests génétiques éventuels sont disponibles sur ce site."

Source: Magazine de l'APHP

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