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Des cellules souches "induites" traitent une forme d'anémie chez la souris

Un chercheur observe au microscope des cellules de souris génétiquement modifiée

 

Des souris atteintes d'une forme d'anémie ont pu être traités avec succès grâce à des cellules adultes reprogrammées en cellules proches de l'état embryonnaire, a découvert une équipe de chercheurs américains.

Cette découverte dont les travaux sont publiés dans le magazine Science daté du 7 décembre, montre comment des cellules iPS (cellules adultes reprogrammées en cellules proches de l'état embryonnaire ou cellules souche induites) pourraient un jour être utilisées pour traiter des maladies chez l'être humain.

Jacob Hannah et son équipe du Whitehead Institute for Biomedical Research à Cambridge (Massachusetts, nord-est) ont utilisé des cellules iPS pour fournir des cellules du sang à des souris atteintes d'une forme d'anémie falciforme (drépanocytose) et pallier ainsi les effets de la maladie.

Des chercheurs ont récemment découvert que l'introduction de quatre gènes particuliers dans des cellules issues de la peau pouvaient les faire devenir pluripotentes, état dans lequel elles ont le potentiel de donner n'importe quel type de cellule. Mais la question de savoir si des cellules iPS pouvaient réparer des tissus malades chez l'animal restait ouverte.

L'équipe du professeur Hannah a produit des cellules iPS en utilisant chez des souris des cellules de la peau de leur queue. Les chercheurs ont ensuite remplacé dans ces cellules le gène fautif dans l'anémie falciforme par une version saine en se servant d'une technique de ciblage spécifique de gène.

Lorsque certaines des cellules iPS se sont différenciées en cellules souches capables de produire les diverses cellules du sang et du système immunitaire, les chercheurs les ont transférées dans les souris donneuses.

Ces cellules ont alors donné des cellules de sang saines et les symptômes de la maladie ont grandement diminué chez les rongeurs malades ainsi traités, ont indiqué les chercheurs.

Les chercheurs ont cependant souligné que des obstacles cruciaux restaient à surmonter avant l'utilisation des cellules iPS chez l'être humain. L'ajout de quatre gènes de "reprogrammation" ou le remplacement de gènes défectueux dans les cellules de malades pourraient comporter des aspects non désirés à l'origine de cancers.

Les chercheurs devront développer des méthodes inoffensives écartant ces éventualités et d'autres soucis avant d'envisager le recours des cellules iPS pour une thérapie chez l'être humain. 

 

AFP - jeudi 7 décembre 2007, 15h21 - msn actualités