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Le blog de Docteur Parissa Zandi - Médecin Vasculaire / attaché à l'hôpital Européen Georges Pompidou de Paris - FRANCE

Articles avec #news 2008 - recherche tag

Etude JUPITER: Rosuvastatine (CRESTOR°) en traitement préventif des maladies cardio vasculaires

31 Mars 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

 

"Une étude à grande échelle sur l'anti-cholestérol Crestor (Rosuvastatine) d'AstraZeneca, en tant que traitement prophylactique des maladies cardiovasculaires, a été arrêtée précocement en raison des bons résultats qu'elle a mis en évidence, a annoncé le groupe lundi.

Cette étude était réalisée dans le cadre du programme JUPITER, un de ceux réalisés actuellement sur 64.000 patients dans le monde sous le nom générique de GALAXY, pour évaluer les qualités du Crestor.

JUPITER vise à démontrer l'utilité des statines comme médicament préventif et non seulement curatif des maladies cardio-vasculaires. La cible est la population présentant des niveaux de cholestérol bas mais un taux élevé de CRP (C-reactive protein), un marqueur connu de futurs problèmes cardiovasculaires.

Réalisée sur 15.000 patients, l'étude JUPITER "va être arrêtée précocement car il y a des preuves incontestables d'une réduction des maladies cardiovasculaires et de la mortalité liée à ces maladies parmi les patients ayant reçu du Crestor par rapport à ceux ayant reçu un placebo", s'est félicité le groupe AstraZeneca.

Une étude dont les résultats sont probants peut être arrêtée précocément afin, notamment, de permettre aux personnes recevant à titre comparatif un placebo (molécule sans principe actif) de bénéficier d'un médicament efficace.

Cette annonce a été faite par le groupe AstraZeneca, dont l'action était en hausse lundi à la Bourse de Londres, alors que plusieurs études sur les médicaments anti-cholestérol ont été ou doivent être présentées lors du 57e congrès annuel de l'American College of Cardiology (ACC), qui se tient du 29 mars au 1er avril à Chicago.

Les groupes pharmaceutiques commercialisant des statines rêvent de voir celles-ci en vente libre et comptent sur de telles études pour y parvenir. Parfois comparées à "l'aspirine du 21ème siècle", les statines ont été expérimentées récemment contre des affections aussi disparates que certains cancers, la maladie d'Alzheimer, les rhumatismes inflammatoires voire la cataracte, avec des résultats variés.

Leur extension dans la prévention des maladies liées au cholestérol a aussi ses détracteurs, qui estiment que l'industrie pharmaceutique n'a pas assez mis en valeur dans ses essais des traitements alternatifs comme une meilleure hygiène de vie ou du sport.

L'analyste de Nomura Code Mike Ward a estimé lundi que l'on pourrait constater une augmentation des prescriptions du Crestor dans les six à douze mois au fur et à mesure que les résultats de l'étude JUPITER propageraient dans le corps médical.

AstraZeneca gagnait 2,38% à 1.892 pence lundi vers 11H00 GMT (13H00) la Bourse de Londres, dans un marché en baisse de 0,05%."

msn Actualités - AFP - lundi 31 mars 2008, 14h03

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Protéines salivaires comme marqueurs diagnostics futurs de maladies chroniques

27 Mars 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

"La salive, qui contient plus d'un millier de protéines différentes, pourrait supplanter l'analyse sanguine comme outil diagnostic pour traquer cancers, maladies cardio-vasculaires et autres affections chroniques, selon des travaux publiés mardi: Trois équipes de chercheurs américains travaillant dans cinq universités ont pu identifier l'ensemble des 1.166 différentes protéines de la salive et établir le protéome salivaire, précise une étude parue dans le Journal of Proteome Research.

Comme le génome qui répertorie l'ensemble des gènes d'un organisme, le protéome est une carte complète des protéines. Alors que les gènes codent des instructions, les protéines les exécutent pour assurer le fonctionnement cellulaire. L'élaboration du protéome salivaire pourrait bientôt conduire à de nouveaux tests plus simples, plus pratiques et moins onéreux que les analyses de sang, prédisent les auteurs, qui soulignent que plus d'un tiers des protéines de la salive se trouvent également dans le sang.

"Nos recherches comme celles de nos partenaires montrent que les protéines de la salive pourraient représenter de nouveaux outils potentiellement plus faciles à analyser que dans le sang pour détecter les maladies dans tout le corps", explique le Dr James Melvin, directeur du Centre de biologie orale de la faculté de médecine de l'Université de Rochester (New York, est), un des auteurs de ces travaux.

Nombre de protéines salivaires sont similaires à celles se trouvant dans le sang et dont le rôle a déjà été établi notamment dans les maladies d'Alzheimer, d'Huntington, de Parkinson, les cancers du sein, colorectal et du pancréas ainsi que dans les deux types de diabète.

Plus spécifiquement, ces chercheurs ont découvert qu'une majorité des protéines de la salive font partie du système central d'alerte du corps face aux maladies et représentent, de ce fait, un bon outil diagnostic.

Pour établir le protéome salivaire, ces scientifiques ont utilisé des échantillons de salive provenant de 23 hommes et femmes en bonne santé de plusieurs orgines ethniques.  Ils ont utilisé une technique de spectrométrie qui permet d'identifier chaque protéine en fonction de sa masse notamment.

La protéomique salivaire et ses applications en matière de diagnostic s'inscrivent dans le cadre d'un effort national aux Etats-Unis pour créer la première carte de toutes les protéines humaines et de leurs interactions pour déterminer comment elles contribuent à maintenir la santé ou au contraire à développer des maladies, soulignent ces scientifiques.

"Nous pensons que ces projets vont nettement accélérer et améliorer les diagnostics et permettre de traiter les maladies cardiovasculaires et le cancer aux premiers stades", souligne le Dr Mireya González Begné, professeur adjointe de dentisterie à l'Université de Rochester.

Des études ont déjà montré que des protéines de la salive peuvent être utilisées pour détecter des cancers de la cavité buccale et des infections par le virus du sida. Des recherches avaient aussi montré que les protéines de la salive guérissaient des plaies dans la cavité buccale, amplifiaient la voix, développaient le goût et détruisaient les bactéries et les virus.

Les travaux sur le protéome salivaire ont été financés par l'Institut national américain de recherche dentaire et craniofaciale (NIDCR), qui fait partie des Instituts nationaux de la santé (NIH)."



msn Actualités   AFP - mardi 25 mars 2008, 23h21

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Thérapie génique et interférences immunitaitres ... prudence!

27 Mars 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

Le génome peut subir un certain nombre d'altérations - qui - si elles ne sont pas réparées peuvent provoquer des délétions - multations ou translocations géniques. L'expression des génes est alors modifiée ainsi que des protéines codées par ces gènes. Certaines de ces altérations aboutissent à la synthèse de protéines anormales ou sur exprimées. Ces altérations peuvent être à l'origine de maladies.

Les chercheurs ont étudié différents moyen d'hinhiber spécifiquement l'expression d'une proteine anormale. Différentes techniques permettent d'inhiber spécifiquement le gène codant pour ces protéines. Le principe d'ARN interférence est une de ces techniques decouverte en 1998 par deux chercheurs américains, Andrew Z. Fire et Craig C. Mello ( publication de leurs travaux dans la revue britanique Nature) - ce qui les a couronné de
prix Nobel de médecine et de physiologie en 2006. Le système de l'ARN interférence existe chez les plantes, les nématodes, les mamifères (y compris les hommes)  .... et les souris. Très schématiquement et sans rentrer dans les détails - ce système interfère en dégradant l'ARN méssager et inhibe ainsi l'expression du gène cible - mais provoque en même temps une réaction immunitaire de la cellule.

Cette thérapie génique est utilisée actuellement au stade de recherches cliniques dans divers maladies telle certains cancers - le diabète - et la forme humide de la Dégénérescence Maculaire de la Rétine liée à l'âge.

Selon les chercheurs (article apparu dans la revue scientifique britanique Nature le mercredi 26/03/2008) ces molécules d'ARNi de synthèse peuvent avoir un mécanisme d'action beaucoup plus général que prévu et pourraient de ce fait avoir des effets indésirables inattendus s'ils étaient administrés par voie veineuse. C'est à dire que le traitement n'agirait pas en inhibant un gène particulier pour stopper la prolifération vasculaire, mais en dopant le système immunitaire. Dans le cas de la Dégénérescence Maculaire de la Rétine liée à l'âge par exemple: Première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans dans les pays industrialisés, la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) touche 50 millions de personnes dans le monde. Elle frappe la zone centrale de la rétine, appelée la macula. Elle se traduit d'abord par une perte de la vision centrale qui rend impossible la lecture. Une prolifération des vaisseaux ("angiogénèse") au niveau de la rétine l'empêche de fonctionner correctement.
Des essais cliniques prometteurs tentent de prévenir cette évolution en injectant directement dans l'oeil des molécules de synthèse très spécifiques, appelées petits ARN interférents (ARNi) afin de bloquer un gène (le VEGFA ou son récepteur) favorisant cette prolifération vasculaire anormale. Mais ! - par le biais du système immunitaire, ces petits ARNi peuvent non seulement déclencher le blocage de la croissance des vaisseaux sanguins dans l'oeil, mais aussi dans la peau et une grande variété d'organes.

Donc.... Génial mais .... PRUDENCE!


 msn actualites   AFP - mercredi 26 mars 2008, 19h37

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le laboratoire de sécurité maximale "P4 Inserm/Jean Mérieux"

7 Mars 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

 
 

Un "labo bunker" à Lyon pour lutter contre les virus les plus dangereux

Des chercheurs manipulent des virus dangereux dans le laboratoire P4 Jean Mérieux de Lyon, le 27 février 2008.

 

"Une trentaine de chercheurs issus du monde entier travaillent depuis l'an 2000 sur les virus les plus dangereux de la planète dans un laboratoire conçu comme un véritable bunker au centre de Lyon. Fondé en 1999, le laboratoire de sécurité maximale "P4 Inserm/Jean Mérieux" bâti en forme d'araignée dans le quartier de Gerland, abrite des agents pathogènes de classe 4, au sommet de l'échelle de dangerosité des virus.

Charles Mérieux, décédé en 2001, voulait en faire "la Mecque de la Science" avec pour missions principales : "obtenir des résultats fondamentaux de haut niveau et assurer une mission de santé publique pour être prêt à fonctionner avec des vaccins en cas d'épidémie", explique à l'AFP Hervé Raoul, le directeur du laboratoire.

De plus en plus de scientifiques étrangers, notamment du Japon, de Chine et du Népal sont en outre formée au sein du "P4" de Lyon.

Grande plate-forme de recherche ouverte à la communauté scientifique internationale de très haut niveau, cette structure, qui compte moins d'une dizaine d'équivalents dans le monde, est un outil ultra-sécurisé pour l'étude de virus responsables de désastres en Afrique ou en Asie: Lassa, Ebola, Nipah, Hendra, Marburg.

"Il faut réfléchir le P4 comme une installation nucléaire de base, d'où son organisation très particulière", indique M. Raoul avant d'énumérer les très nombreuses mesures de sécurité du laboratoire qui accueille une trentaine de chercheurs.

Blindé, le laboratoire n'est accessible qu'à une poignée de personnes triées sur le volet: "toute personne entrant sans l'accord du directeur du laboratoire encourt 6 mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende", prévient un panneau à l'entrée. Dépressurisé, le labo est filmé en permanence et est entouré de quatre sas étanches, équipés de douches détergentes. Tous les déchets sont traités à une température de 128° et "rien, hormis les chercheurs, ne ressort vivant de ce laboratoire", précise son directeur.

Derrière lui, au travers d'une série de vitres blindées, quatre scientifiques équipés d'impressionnants scaphandres blancs reliés à des arrivées d'air pur, piquent et observent des petits hamsters endormis.

"La manipulation des animaux est ce qu'il y a de plus dangereux", assure Branca Horvat, chercheuse d'origine croate, directrice de recherche Inserm depuis deux ans au P4 en immunobiologie.

"Nos scaphandres sont très solides mais le danger peut venir de petits trous dans les gants", souligne la scientifique qui n'oublie pas le risque de morsure de la part des macaques, hamsters, souris ou autres furets utilisés à Lyon.

Suivant avec attention les gestes de ses collègues derrière la vitre, Christina, jeune virologiste allemande de 29 ans, tout juste sortie du labo, fait part de sa satisfaction : "C'est très excitant d'avoir été acceptée pour faire des recherches au P4. J'ai toujours voulu étudier les virus avec autant de possibilités pour mes expériences".

"Toutes les procédures de sécurité sont lourdes et ralentissent un peu notre travail", nuance Géraldine Mercier, responsable de l'animalerie, "mais, malgré tous les dangers et les difficultés, en venant ici, j'ai réalisé mon rêve professionnel".

msn Actualités - AFP - vendredi 7 mars 2008, 10h14

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Neuro sciences - Lecture de pensées Odysée du futur ....

6 Mars 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

 

Neuroscience : on pourra peut-être bientôt lire dans les pensées

 

"Des chercheurs américains, en s'aventurant dans l'exploration du fonctionnement du cerveau: lire nos pensées: Les chercheurs se déclarent capables de dire quelles images ont été vues par des volontaires en repérant les signaux émis par le cerveau (revue scientifique britannique Nature).

Ils ont eu recours pour ce faire à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), utilisée pour explorer et comprendre le fonctionnement du cerveau humain. L'IRMf permet de mesurer les variations de flux sanguin et ainsi de repérer quelles zones du cerveau entrent en activité lors de certaines tâches (calcul, réactions sensorielles au toucher, au bruit, à la vue...).

En l'occurrence, l'équipe de Jack Gallant de l'université de Californie, à Berkeley (Etats-Unis) s'est intéressée au cortex visuel, la partie du cerveau qui reconstitue les images transmises par les yeux. Deux volontaires, membres de l'équipe se sont prêtés à cette expérience visant à identifier l'image vue. A ce stade, "il ne s'agit pas de lire dans les pensées ou les rêves ni même de reconstruire l'image vue, ce que personne ne peut faire", avertissent les chercheurs.

L'équipe a préalablement préparé un modèle mathématique à partir des différences de débits sanguins détectées dans trois des aires du cortex visuel. 1.750 images (arbres, fleurs, bâtiments...) ont été présentées aux volontaires et les données de leur activité cérébrale enregistrées. Puis, le programme décodeur a calculé à partir d'un nouveau jeu de 120 images, quel profil d'imageries fonctionnelles (signaux) devait être obtenu au niveau du cortex visuel. Les deux volontaires ont ensuite regardé ces 120 images sous contrôle de l'IRMf. Restait à l'ordinateur, muni du programme de calcul des chercheurs, à déduire d'après l'activité cérébrale observée quelle était l'image regardée, puis de vérifier la qualité de cette prédiction. Taux de succès : 92% avec un volontaire, et 72% avec l'autre, ce qui selon les chercheurs dépasse largement la probabilité de tomber juste uniquement par hasard qui serait, d'après eux, inférieure à 1%. Dans un second temps, le jeu d'images nouvelles a été enrichi en passant de 120 à 1.000. Le taux de succès est alors passé de 92% à 82%.

"Avec un milliard d'images, en gros le nombre d'images indexées par Google sur le Net, le décodeur identifierait une image dans 20% des cas", relève Jack Gallant.

L'introduction artificielle d'image voire de films dans le cerveau humain relève encore de la science fiction.

undefinedEn revanche, selon les chercheurs, la technique pourrait servir comme aide au diagnostic (attaques cérébrales, démences) ou pour évaluer des effets thérapeutiques (médicament, thérapie cellulaire) voire dans un scénario plus futuriste pour construire des interfaces cerveau-machine, qui permettraient, par exemple à un tétraplégique, de commander des machines (bras artificiel ou autre instrument).

"La technologie actuelle pour décoder l'activité cérébrale est relativement primitive" constate le chercheur. Il juge cependant "possible" qu'elle pose de "sérieux problèmes éthiques et de respect de la vie privée dans 30 à 50 ans".

Toujours passionnant ce que la science réserve aux terriens dans les décennies futurs. 
Les Terriens, sauront - grâce aux avancées technologiques - de chez eux:
- Commander leurs courses à distance.
- Enmagasiner des contenues de documents entiers grâce à des puces éléctroniques par téléchargement en quelques instants - ils n'auront plus besoin d'écoles ni d'université mais un catalogue à feuilleter sur un moteur de recherche pour choisir la puce en question.
- Ils n'auront plus besoin d'effectuer aucune tâche - des robots qui lisent leurs pensées leurs obéissent au doigt et à l'oeil.
- Ils n'auront plus besoin de voyager non plus - puisque grâce à des systèmes comme le wifi, n'importe quel paradis galactique leur sera accessible de leur fauteuil comme s'ils y étaient.

- .....

Qu'est ce qu'il va leur rester à faire que les machines ne pourraient pas faire à leur place?
Se taper dessus!
C'est une crainte - que les Tériens désoeuvrés et servis n'auront plus qu'à ruminer des pensées sectaires et la seule chose qu'il ne le resterait à faire pour leur procurer un peu plaisir - ne serait plus des activités positifs et constructifs - ça la machine sait faire mieux qu'eux même ... mais potentiellement on se dirige vers un monde machiavelique de ruminations morbides conséquence du désoeuvreument et de la perte des plaisirs simples de la vie.
Seuls ne seraient épargnés que ceux qui ont eu la possibilité de se mettre soit en orbite soit sur des plateformes spatiales .... Ceux là - ils ont de quoi s'émerveiller avec des paysages épatants - et pourraient éventuellement passer du temps à donner libre cour à leurs imagination constructive des espaces à conquérir. Encore faut ils qu'ils n'aient pas le mal non pas du pays mais de la planète natale.

Avec toutes ces Odyssées d'avancées technologiques - pensez vous qu'une Pénéloppe nous attendrait sagement quelque part (les Ulysses généralement ni n'attendent, ni ne sont sages!) ...la fin de nos bêtises?


msn - Actualités - AFP - mercredi 5 mars 2008, 19h03

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Transplantation d'ADN mitochondrial (06/02/2008)

6 Février 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

Une équipe britannique crée un embryon à partir de l'ADN de 2 femmes et d'1 homme.

 

 

chimie012.gifDes chercheurs de l'université de Newcastle (nord de l'Angleterre) ont utilisé 10 embryons qui n'étaient pas utilisables pour la fécondation in vitro, et ont remplacé les mitochondries défectueuses de la mère avec des cellules saines venant d'une donneuse.

Cette avancée a été présentée à Londres la semaine dernière lors d'un débat à la Chambre des Lords mais n'a pas encore fait l'objet d'une publication scientifique.

L'un des 10 embryons a été transplanté avec succès.

Les mitochondries sont de véritables centrales nucélaires de l'organisme. Elles nous sont transmises par notre mère lors de la fécondation. Endommagées, elles peuvent engendrer des maladies touchant de nombereux tissus en particuliers le système neuro musculaire.

Ces maladies sont rares, handicapantes, incurables à la lumières de la science d'aujourd'hui. Le but de ce type de transplantation serait une prévention de la survenue de telles maladies ....
 
Se posent alors de nombreuses questions éthiques et identitaires.

msn actualités - mercredi 06 janvier 2008

 

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Reforme de la Recherche en France

30 Janvier 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

Réforme de la Recherche en France

chaise019-copie-1.gif"La réforme de la recherche en France fait l'objet de nombreuses critiques visant notamment le rôle du CNRS, appelé à perdre une partie de ses prérogatives."Ce n'est pas à un organisme si grand, si respecté et si puissant soit-il de définir la politique scientifique de notre pays", a déclaré cette semaine Nicolas Sarkozy, lors d'un discours en l'honneur du prix Nobel de physique 2007 Albert Fert.

Le chef de l'Etat, qui a répété qu'il voulait porter l'effort de recherche à 3% du PIB d'ici 2012 grâce à 15 milliards d'euros supplémentaires dont 4 milliards à la charge de l'Etat, a ajouté qu'il appartient au gouvernement et au parlement "d'attribuer l'argent public et de fixer les orientations stratégiques".

Interrogé par l'AFP, M. Fert s'est dit en désaccord sur ce point avec le président. "Il manque un maillon dans le raisonnement qui dit que le ministère définit des priorités et ensuite les universités opèrent la recherche", a-t-il jugé, ajoutant que "le CNRS a un rôle important, que c'est un outil qui fonctionne".

"Détruire l'outil qui marche en espérant que l'outil créé marche mieux est un peu dangereux", selon le physicien. Il rappelle qu'aux Etats-Unis, la National Science Foundation est plus qu'une agence de moyens puisqu'elle "coordonne la répartition des instruments chers dans les universités", et qu'en Allemagne, ce n'est pas tant dans les universités que dans les instituts (Max Planck) que sont menées les recherches du plus haut niveau.

Le prix Nobel s'est toutefois dit en accord avec les propositions du gouvernement pour faire évoluer le statut de chercheur.

"La mise en place de postes de chercheurs communs aux universités et au CNRS me semble une bonne chose en permettant aux chercheurs lorsqu'ils sont jeunes de participer à l'enseignement à l'université", a encore dit M. Fert.

Chez d'autres scientifiques, les propositions de M. Sarkozy sur le statut des chercheurs ont soulevé un tollé. Pour le président du collectif Sauvons La Recherche, Bertrand Monthubert, le président de la République "annonce, de fait, "la disparition du statut de chercheur".

Selon lui, "le nouveau statut est totalement flou" et "suscite consternation, perplexité et crainte".

Alors que M. Sarkozy affirme que "si peu de brillants esprits sont attirés par notre pays", M. Monthubert objecte que le CNRS "recrute de 20% à 25% de chercheurs étrangers tous les ans".

"Après le rapport Attali, le discours de Sarkozy confirme que nous sommes face à une déstabilisation effective de notre système de recherche", estime Sauvons La Recherche dans un communiqué appellant la communauté scientifique à se mobiliser.

Le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) dénonce pour sa part dans un communiqué un ministère de la Recherche et de l'enseignement supérieur "qui ne donne pas que des orientations, mais élabore (comment ?) une politique scientifique qu'il impose aux organismes, qui à leur tour l'imposent aux universités".

Ce syndicat craint "sous couvert d'élitisme, un retour de 50 ans en arrière", avec un "retour en force du mandarinat, des clans, de l'opacité".

Un élitisme défendu par le gouvernement etsoutenu par un groupe de chercheurs de divers disciplines, dans une tribune au Monde mardi. Ces chercheurs insistent toutefois pour que les décisions en matière de recherche soient prises par des comités scientifiques indépendants du pouvoir politique.

Ils dénoncent ainsi le fait que l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui a la haute main sur le financement sur projets, ait "un conseil d'administration nommé par le gouvernement, mais nul conseil scientifique".

msn Actualités - AFP - mercredi 30 janvier 2008, 10h24

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Création d'un organisme vivant de synthése (25/01/2008)

25 Janvier 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

 

Nouvelle avancée vers la création d'une vie artificielle

  Pour en savoir plus .... voir l'article suivant sur mon amie Bibi Kasraï - avec un petit encadré sur Carig Venter en fin d'article.                                                                                                                                                              

" Des chercheurs américains de l'Institut Venter ont fabriqué le premier génome synthétique d'une bactérie, étape cruciale pour la création du premier organisme vivant artificiel dont les applications potentielles sont jugées importantes, selon des travaux parus jeudi.

Il s'agit de la plus grande structure d'ADN, les éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme, soulignent les auteurs de cette recherche publiée dans la revue Science datée du 24 janvier.

"Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter , fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.

"Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il.

Il s'agit en fait de créer de toute pièce une nouvelle bactérie en lui greffant un génome fabriqué sur mesure pour qu'elle puisse remplir une fonction spécifique.

"Nous avons montré qu'il est possible de créer artificiellement de grands génomes et d'en ajuster la taille, ce qui ouvre la voie à des applications potentielles importantes telles que la production de bio-carburants", explique le Dr Hamilton Smith, un des co-auteurs de ces travaux.

Cette recherche "représente la deuxième de trois étapes vers la recréation d'un organisme vivant entièrement artificiel", précise Dan Gibson.

La première étape avait été franchie en 2007 avec le transfert d'un génome d'une bactérie à une autre bactérie, devenue une espèce différente dans ce processus.

Pour l'étape finale, les chercheurs de l'Institut Venter vont tenter de créer une cellule artificielle de bactérie basée sur le génome synthétique de la bactérie Mycoplasma genitalium qu'ils viennent de reproduire.

Ces scientifiques expliquent être parvenus à "cette prouesse technique" en produisant chimiquement les fragments d'ADN de cette bactérie dans leur laboratoire, développant de nouvelles méthodes pour les assembler et les reproduire. Ils avaient préalablement dépouillé le génome des gènes inutiles, ne conservant que ceux nécessaires à sa survie.

Eckard Wimmer, professeur de biologie moléculaire au Département de Génétique Moléculaire à l'Université de New York, s'interroge néanmoins sur le fait de savoir pourquoi l'équipe de Venter n'a pas pu avec ce génome artificiel déjà récréer un organisme artificiel.

"Ils auraient dû être en mesure de recréer un organisme artificiel dès la seconde étape franchie", a-t-il dit à l'AFP.

Selon ce chercheur, qui n'a pas participé à cette recherche mais lu l'étude, "l'ADN synthétique recréé n'était apparemment pas viable pour des fonctions biologiques".

Il souligne une note des auteurs à la fin de l'étude indiquant que "le vecteur n'était peut-être pas viable pour des transplantation expérimentales".

Plusieurs groupes de surveillance éthique canadien et britannique ont aussitôt critiqué ces travaux en renouvelant leur appel pour un moratoire sur la production et la commercialisation d'organismes synthétiques.

"Nous pensons qu'il est inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base de la vie pour leur propre gain sans réglementation démocratique", a déclaré dans un communiqué Jim Thomas de l'ETC Group au Canada.

Pour Helen Wallace, une biologiste, porte-parole de GeneWatch en Grande Bretagne, "cette ingénierie génétique ouvre la possibilité de faire des changements beaucoup plus importants dans le code de la vie ....et de créer des organismes dont les conséquences sur l'environnement pourraient être inconnues".

msn - Actualités  - AFP - vendredi 25 janvier 2008, 08h25
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Découvertes génétiques en rapport avec le Lupus (21/01/2008)

21 Janvier 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

AFP - lundi 21 janvier 2008, 11h44

Nouvelles variations génétiques associées au risque de faire un lupus

Illustration montrant la double hélice d'ADN

 

Le lupus est une maladie qui touche principalement la femme.
Il s'agit d'une maladie auto immune: schématiquement les anticorps fabriqués par un organisme "sain" pour combatre toute aggression - se mettent à détruire les propres organes de la personne atteinte de cette maladie (peau, système cardio vasculaire, cerveau et reins) .
 
Les traitements actuels agissent sur les symptômes mais on n'en connait pas encore le traitement curatif.


"Des chercheurs américains ont identifié de nouvelles variations génétiques, dans au moins six régions du génome, associées à un risque accru de développer une forme sévère de lupus.

Quatre études à ce sujet sont publiées dimanche dans la revue spécialisée Nature Genetics (groupe britannique Nature) et la revue américaine the New England Journal of Medicine.

....

La plupart des gènes identifiés commandent la production de protéines qui interviennent au niveau du système de défense immunitaire. Leur association avec la prédisposition à faire la maladie contribue à avancer dans la compréhension du lupus qui touche à 90% des femmes, ainsi que dans celle d'autres maladies auto-immunes où l'organisme s'attaque à ses propres constituants.

La fréquence de la maladie est estimée à 31 cas pour 100.000 femmes d'origine européenne. La recherche devrait à présent se concentrer sur les malades les plus sévèremment touchés d'origine africaine, hispanique ou asiatique, relève l'éditorial de NEJM."

msn Actualités

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Tourisme scientifique

19 Janvier 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #News 2008 - Recherche

AFP - vendredi 18 janvier 2008, 15h58

Le CNRS se lance dans le tourisme scientifique

Le siège du CNRS, le 1er août 2003 à Paris

"Le Centre national de la Recherche scientifique se lance dans le tourisme en impliquant ses chercheurs dans des voyages thématiques qui seront organisés par le tour opérateur Escursia, a annoncé vendredi le CNRS dans un communiqué.

Le premier séjour permettra à des touristes de découvrir les écosystèmes en forêt amazonienne sur le site CNRS des Nouragues, en Guyane française, où l'on accède après plusieurs heures de pirogue et de marche, ou par hélicoptère.

Le site, qui accueille depuis plus de vingt ans, des botanistes, ornithologistes, entomologistes et paléoclimatologues, recevra les voyageurs pour "partager pendant quelques jours la vie et les travaux de ses chercheurs", note le communiqué.

"En associant l'univers des experts scientifiques avec celui des voyages, (...) le CNRS accroît ses actions d'ouverture vers la société, en participant à la valorisation des résultats de la recherche et à leur diffusion vers le grand public", souligne-t-il.

Escursia est un voyagiste spécialisé dans les séjours de découverte et d'apprentissage de la nature, qui a développé un concept d'accompagnement des voyageurs par des scientifiques. "

msn Actualités 

Pour avoir une idée de l'Histoire du CNRS  cliquez sur le globe:

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