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Publié par Docteur Parissa Zandi

  Un peu d'histoire ....

  Asclépios ( ou Esculape)

                  Klimt
undefinedDans la
mythologie grecque - Asclépios (Ἀσκληπιός / Asklêpiós), est le Dieu de la Médecine. Son équivalent romain est Esculape - son équivalent égyptien Imothep.

Il est fils d'
Apollon et de Coronis (Κορωνίς / Korônís, de κορώνη / korốnê, « corneille » - oiseau de la famille des corvidés). Celle-ci, enceinte d'Asclépios trompe Apollon. Un corbeau rapporte l'épisode croustillante à Appolon qui, furieux ... envoie sans tarder Artémis sa soeur (Diane pour les romains) pour punir l'infidèle. Artémis  fit cela comme une flèche! - je plaisante .... Coronis fut transpercée par la flèche d'Artémis. Asclépios est extirpé du corps de sa mère ou de l'oeuf ... on ne sait pas très bien en faite ...et confié au Centaure Chiron qui lui enseigne l'art de la Guérison. Chiron vivait dans une grotte sur le mont Pélion, en Thessalie. Il était réputé pour sa sagesse et sa science. Artémis et Apollon lui avaient enseigné la chasse, la médecine, la musique et la divination. Versé dans la connaissance des plantes, il en avait retiré l'art de guérir. 

      Caducé des Médecins
undefinedL'attribut d'Asclépios est un cadeau de son père Apollon: un bâton court surmonté du miroir de la prudence - autour duquel s'enroule un serpent - aujourd'hui caducée des Médecins. Dans le caducée de la pharmacie, le bâton est surmonté de la coupe d'Hygie (fille d'Asclépios) dans lequel le serpent crache son venin (le venin de serpent sert à la préparation de remèdes).
Chez les Grecs anciens, le serpent Python est l'hôte du temple de Delphes d'où Socrate tirera sa devise, « connais-toi toi-même », celle-ci étant écrite au fronton de ce temple. Il représente ici le symbole même de la sagesse philosophique, le pouvoir de la connaissance et du savoir.

    Amphithéatre d'Epidaure
undefinedLe temple principal d'Asclépios se trouve à Epidaure - dans le Péloponnèse. Les sanctuaires dédiés au traitements étaient généralement situées en marge des agglomérations si bien que pour s'y rendre - il fallait une excursion, toute une expédition tel un pélerinage. Car la Médecine n'était pas dissociée de la Religion à l'époque. Par ailleurs les sanctuaires étaient généralement situés près d'une source dont les eaux possédaient des vertus bienfaisantes. 

La plupart du temps, le dieu guérisseur agit par "incubation": le traitement - tout un rituel - commence pour le malade par un bain de purification, suivi par un sacrifice relativement modeste et donc accessible à tous. Ensuite, le pèlerin s'endort sous le portique sacré (ἅϐατον / ábaton) —  chaque sexe possède son propre portique. 

                Asclépios
Esculape-2.jpgLes plus chanceux bénéficient pendant leur sommeil d'une apparition d'un dieu : en touchant la partie malade du corps, celui-ci la guérit. Le dieu peut également se contenter de dicter au patient non seulement des règles d'hygiène de vie et des principes alimentaires mais aussi une liste de médicaments que celui-ci s'empressera de se procurer une fois réveillé.
Le traitement n'est pas gratuit. Une taxe de consultation est réclammée à l'entrée du sanctuaire pour tout patient désirant se faire soigner.

Dans la grèce antique ce n'est pas le rituel qui est adapté à la maladie mais l'inverse: si le malade réagit aux rituels de tel dieu, c'est bien que son mal était envoyé par ce dieu. En l'absence de réaction, on passe au dieu suivant - l'important, c'est que le rituel soit efficace....

Hippocrate
Le développement scientifique de la Médecine est traditionnellement attribué à Hippocrate (Ve siècle av. JC),  médecin grèc  qui apporte trois innovations à la Médecine Occidentale:
1/ les considérations religieuses sont écartées de la Médecine,
2/ la Médecine se fonde sur l'Observation et sur le Raisonnement,  tentant de se baser sur des théories,
3/ la Médecine se dote d'une certaine notion d'Ethique - la Déontologie Médicale.

Serment d'Hippocrate
Ce serment est un texte proposant un cadre éthique pour l'exercice de la Médecine. En France, il se prononce devant le buste d'Hippocrate, le jury de thèse et les proches présents qui peuvent assister - après avoir soutenu avec succès le Thèse de Doctorat. Il n'a aucune valeur légale mais représente un rituel de passage de l'état d'étudiant à Médecin titré.

«En présence des Maîtres de cette école et de mes chers condisciples et selon la tradition d'Hippocrate, je jure et je promets d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n'exigerais jamais un salaire au dessus de mon travail. Admis à l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s'y passe, ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je donnerai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leur père. Que les Hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. Je jure! Je jure! Je jure!»

Ce serment serait modifié dans la fin des années 90 et réactualisé. 

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Un des plus beaux jours de ma vie - le jour de ma soutenance de thèse
avec à ma gauche Mon Directeur de thèse - mon Maître M. le Pr. Didier Houssin
sujet: Transplantations hépatiques dans l'Histiocytose X.

A suivre .....
Troisième et dernière partie: Suite et fin