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Le blog de Docteur Parissa Zandi - Médecin Vasculaire / attaché à l'hôpital Européen Georges Pompidou de Paris - FRANCE

Articles avec #questions d'actualite tag

Paris 16/11/2015 Tour Eiffel et siège de l'UNESCO photophone

16 Novembre 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

La Tour Eiffel debout aux couleurs de la RépubliqueLa Tour Eiffel debout aux couleurs de la République

La Tour Eiffel debout aux couleurs de la République

3 jours après les événements dramatiques du vendredi 13/11/2015 le monde entier pleure Paris. Paris un symbole : cité de l'AMOUR, de la JOIE, du BONHEUR, de la Liberté et du partage. La culture de la France est la culture du beau: beautiful people, Beaux-arts, belles causes. Le 13/11 la culture de la MORT arrache des jeunes à la culture de la JOIE DE VIE. Le regard de la planète toujours rivé sur cette ville pour la suivre dans ses élans est pour le moment rempli de larmes. Nous ne voulons pas la guerre - nous voulons la PAIX.​ Ce sont encore des innocents qui trinquent comme partout ailleurs dans le monde.

siège de l'UNESCO à PARIS le 16/11/2015siège de l'UNESCO à PARIS le 16/11/2015

siège de l'UNESCO à PARIS le 16/11/2015

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MERCI

16 Novembre 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Le 13/11/2015 grève du corps médical contre les projets de Loi de santé de Mme Marisol TOURRAINE: grève de la permanence de soins - opérations escargots depuis la province vers PARIS. Merci à tous mes confrères - nous avons tous spontanément repris nos tabliers devant les évènements dramatiques de la soirée ....

Notre combat, cependant continuera pour préserver la qualité de notre exercice.

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Une étude révèle que chez des personnes malades du cœur ou des artères, le surpoids et l’obésité ne sont pas associés à une augmentation du risque d’infarctus ou d’AVC. Au contraire, l’excès de poids apparaît comme protecteur et la maigreur comme dangereuse!

4 Septembre 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Une étude révèle que chez des personnes malades du cœur ou des artères, le surpoids et l’obésité ne sont pas associés à une augmentation du risque d’infarctus ou d’AVC. Au contraire, l’excès de poids apparaît comme protecteur et la maigreur comme dangereuse!

"Une équipe internationale de chercheurs coordonnée par des médecins de l’AP-HP et de l’Université Paris-Diderot, le Pr Gabriel Steg, du service de cardiologie et le Dr Boris Hansel, du service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat Claude Bernard (AP-HP) vient de démontrer que sur des personnes qui ont un cœur ou des artères malades, l’obésité ne semble pas augmenter le risque cardiovasculaire alors que la maigreur est de très mauvais pronostic. Ces résultats ont été publiés dans la revue European Heart Journal le 4 août 2015.

L’étude a été menée dans le monde entier auprès de plus de 54 000 patients à haut risque cardiovasculaire issus du registre internationale REACH2 répartis selon leur corpulence évaluée par l’indice de masse corporelle (IMC). La recherche a consisté à analyser l’incidence des décès et des accidents cardiovasculaires en fonction de l’IMC.
L’étude révèle que chez des personnes malades du cœur ou des artères, le surpoids et l’obésité ne sont pas associés à une augmentation du risque d’infarctus ou d’AVC. Au contraire, l’excès de poids apparaît comme protecteur et la maigreur comme dangereuse. Le risque de décès, par rapport aux personnes de poids normal, est multiplié par deux chez les personnes maigres alors qu’il est réduit de 22% chez les personnes en surpoids, de 28% chez celles en obésité modérée et de 37% chez celles en obésité sévère. C’est le paradoxe de l’obésité.
Dans REACH, les patients obèses reçoivent, plus souvent que les autres, les traitements recommandés dans la prévention cardiovasculaire. Cela pourrait donc expliquer un risque diminué d’événements cardiovasculaires chez ces personnes qui sont mieux protégés grâce aux médicaments. Mais l’analyse du sous-groupe des patients recevant le traitement médicamenteux optimal ne modifie pas les résultats : le paradoxe de l’obésité persiste. Cela écarte « l’hypothèse des obèses mieux traités et donc mieux protégés ». Pour le Dr Boris HANSEL, ces résultats ont des implications pratiques : « Chez des personnes qui sont malades de leurs artères, l’IMC ne semble pas être un bon indicateur pour présumer de la survenue future d’un infarctus ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Parmi les patients obèses, certains ont manifestement un excès de graisse corporelle qui n’est pas délétère pour la santé de leurs artères. Nous devons donc analyser plus en profondeur la signification de l’IMC chez chacun de nos patients : un IMC normal ne doit pas faussement rassurer. Inversement, un excès pondéral même important ne suffit pas à considérer une personne comme particulièrement exposée à l’infarctus ou à l’AVC. Il serait utile de pouvoir distinguer chez une personne donnée, la bonne de la mauvaise graisse corporelle. Ces résultats nous encouragent à poursuivre l’étude des mécanismes propres à l’obésité, les recherches sur le métabolisme et l’analyse des différentes sortes de graisses corporelles
Le Dr HANSEL précise : « Notre étude concerne des patients déjà cardiaques ou malades de leurs artères. On ne peut pas extrapoler nos conclusions aux personnes qui ont un cœur sain et des artères saines : la lutte contre l’excès pondéral reste une priorité médicale pour prévenir les maladies cardiovasculaires.»


Références :
1 Cardiovascular risk in relation to body mass index and use of evidence-based preventive medications in patients with or at risk of atherothrombosis Boris Hansel, Ronan Roussel, Yedid Elbez, Michel Marre, Michel Krempf, Yasuo Ikeda, Kim A. Eagle, Moses Elisaf, Deepak L. Bhatt, and Ph Gabriel Steg, on Behalf of the REACH Registry Investigators. Eur Heart J
2 À propos de REACH : REACH (REduction of Atherothrombosis for Continued Health trial) est un registre international constitué de plus de 67 000 patients à haut risque cardiovasculaire. Les sujets ont été recrutés en 2004 dans 5473 centres répartis dans 44 pays et suivis jusqu’en 2008. L’objectif de ce registre était de décrire les caractéristiques et la prise en charge des patients exposés à un risque élevé d’athérothrombose. Le professeur Gabriel STEG co-préside le registre REACH au niveau mondial avec le Dr Deepak Bhatt de Harvard Medical School.


Contact chercheur : Dr Boris Hansel, service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition, hôpital Bichat Claude Bernard : boris.hansel@aphp.fr"

source: journal de l'aphp

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Traitement de varices saphènes et maladie d'EHLERS DANLOS

17 Juillet 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Traitement de varices saphènes et maladie d'EHLERS DANLOS
Traitement de varices saphènes et maladie d'EHLERS DANLOS

La technique endo veineuse par radio fréquences a permis de traiter pour la première fois avec succès les varices saphènes d'une patiente atteinte d'une maladie vasculaire rare - la maladie d'EHLERS DANLOS - (patiente suivie au centre national de référence des maladies vasculaires rares par le Dr Michael FRANK) - Procédure réalisée par le Dr Jérôme SAYS à l’Hôpital Européen Georges Pompidou de Paris dans le service de radiologie interventionnelle du Pr Marc SAPOVAL.

L'exploit vient du fait que chez les patients atteints de la forme vasculaire de cette maladie rare - les vaisseaux (en particulier les artères) sont TRES fragiles spontanément avec des risques de rupture. Une chirurgie de varices jusque là technique de référence .... n'est pas envisageable sans risques chez ces patients.....

La technique endo veineuse par radiofréquences se fait en ambulatoire et habituellement sous anesthésie loco régionale. Elle consiste à introduire directement dans la veine saphène malade variqueuse (par une petite incision généralement à la jambe) une sonde que l'on monte sous contrôle échographique jusqu'à la racine de la cuisse. Puis on retire doucement la sonde dont on chauffe le bout comme une "micro onde" de cuisine. Cela permet de brûler sur place la veine malade. Celle-ci va involuer dans l'année qui suit pour finir en un fin cordon fibreux où le sang ne circule plus. La varice disparait dans le mois qui suit l'intervention.

Vous pouvez lire l'article apparu dans la revue PHLEBOLOGY d'avril 2015 *

La réussite de cette technique chez cette patiente est une note d'espoir: la médecine fait des progrès - certaines techniques nouvelles permettent des exploits inespérés dans le passé, avec de très bons résultats à distance par rapports aux techniques plus anciennes plus lourdes et plus traumatiques pour les tissus et pour les patients.

J'aimerais ajouter que cette intervention qui a eu lieu à l'Hôpital Européen Georges Pompidou de Paris où je suis attachée au service des explorations vasculaires en Médecine Vasculaire, est un bel exemple de collaboration sympathique et dynamisante entre les équipes des pôles: Maladies Vasculaires rares, Médecine Vasculaire, Radiologie Interventionnelle, et les praticiens de ville. Travailler dans cette harmonie et toujours dans le souhait d'offrir le traitement le plus adapté à chaque patient - est une chance. Je tiens à remercier tous mes confrères et les membres des équipes et en particulier les dirigeants de nos services de nous offrir les conditions de travail les mieux possibles malgré toutes les difficultés que cela peut supposer.

* auteurs:

Professeur Emmanuel MESSAS PUPH service Médecine Vasculaire / Département Hypertension artérielle, affections rénales et cardio vasculaires - Hôpital Européen Georges Pompidou - Paris

Professeur Marc SAPOVAL chef de service de Radiologie Cardiovasculaire - Hôpital Européen Georges Pompidou - Paris

Dr Michael FRANK - Centre de Référence des Maladies Vasculaires Rares - Hôpital Européen Georges Pompidou - Paris

Dr Jérôme SAYS - Angiologue - attaché au service de Médecine Vasculaire

Dr Nicolas DENARIE - Praticien hospitalier - Centre de Référence des Maladies Vasculaires rares - Hôpital Européen Georges Pompidou - Paris

* lien utile

PORTAIL HEGP

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Les varices, comment s'en débarasser

17 Juillet 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

article sur traitement des varices
article sur traitement des varices

article à lire - page 82 du Magasine FEMME ACTUELLE du 30 mars au 5 avril 2015 écrit par Mme Hélène Joubert - journaliste suite à l'entretien que nous avons eu sur ce sujet.

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La Loi Santé de Marisol Touraine, une étape dans la longue marche des complémentaires

4 Avril 2015 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

La Loi Santé de Marisol Touraine, une étape dans la longue marche des complémentaires
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Une mutation génétique en cause dans des formes familiales d’anévrysme de l’aorte

9 Mai 2014 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Echographie Doppler, #Questions d'Actualité

"Des équipes de l’AP-HP* et de l’Inserm**, en collaboration avec une équipe de l’université du Texas*** viennent de démontrer l’implication du gène TGFβ2 dans des formes familiales d’anévrysme de l’aorte. Cette découverte ouvre de nouvelles possibilités diagnostiques, et probablement thérapeutiques pour cette pathologie, dont la prise en charge actuelle consiste à surveiller la progression pour proposer à temps la chirurgie de remplacement aortique. Le point sur ces travaux, qui ont fait l’objet d’une publication le 8 juillet 2012 dans la revue Nature Genetics.

L’anévrysme de l’aorte thoracique est une maladie silencieuse qui se traduit par la dilatation progressive de l’aorte qui peut finir par se rompre et entraîner le décès du patient. Il est donc important de la reconnaître à temps. En cas de forme familiale, il est de règle de répéter les échographies pour vérifier l’absence d’apparition d’une dilatation aortique chez les apparentés. La prise en charge est actuellement limitée au traitement béta-bloquant qui n’a pas démontré son efficacité en dehors du syndrome de Marfan, et à la chirurgie lorsque la dilatation atteint un niveau critique.

La coopération entre le Centre National de Référence pour le Syndrome de Marfan et apparentés où sont réalisés le diagnostic et la surveillance des patients et de leurs familles et l’INSERM U698 (Pr Guillaume JONDEAU et Catherine BOILEAU) a permis de démontrer l’implication d’un gène particulier dans le développement de ces anévrysmes. En effet, une mutation « stop » du gène permettant la synthèse de la molécule TGFβ2  normalement libérée par les cellules musculaires lisses de la paroi aortique, a été identifiée comme étant l’anomalie biologique initiale responsable d’anévrysme dans 4 familles (3 françaises et une grande famille américaine).

«  Ces résultats permettront de développer des outils de diagnostic d’anévrysme ou de risque de développement d’un anévrysme chez les différents membres d’une famille donnée. Ils sont également utiles pour établir le pronostic des patients, la chirurgie semblant ici nécessaire tardivement comparée à d’autres formes génétiques d’anévrysme,  explique le Pr Jondeau.  » Enfin, ils permettront d’ouvrir des perspectives thérapeutiques intéressantes, par exemple en renforçant le signal de la molécule TGFβ2« .  Pour le Pr Catherine Boileau, cette découverte devrait permettre de pouvoir dès maintenant proposer un diagnostic moléculaire chez les apparentés à risque dans les familles.

* hôpital Bichat – Centre National de référence Maladies Rares Marfan et apparentés et hôpital Ambroise Paré – Service de Biochimie et de Génétique moléculaire)

** Unité 698 « hémostase, bio-ingéniérie, immunopathologie et remodelage cardiovasculaire »

*** Equipe de Diana Milewicz, Université du Texas, Houston"

 

Source: MAGAZINE de l'APHP

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Nouvelle AMM pour la Tinzaparine ( Innohep®)

26 Septembre 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

innohep

 

Innohep( Tinzaparine-Léo Pharma) vient d’obtenir une indication supplémentaire pour le traitement prolongé de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) symptomatique et pour la prévention de ses récidives, chez les patients atteints d’un cancer en évolution et/ou en cours de chimiothérapie.
Innohep devient donc la seconde HBPM à obtenir l’AMM dans cette indication, après la dalteparine ( Fragmine - Pfizer)

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Recomamndations Internationales concernant thrombose veineuse et CANCERS

26 Septembre 2013 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Questions d'Actualité

Recommandations internationales, résumé

Vous trouverez sur cette page le résumé et traduction des recommandations internationales, par P. Debourdeau et A Long.

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1-Traitement initial de la MTEV (10 premiers jours)
2-Traitement au long cours de la MTEV (> 10 jours -> 3 à 6 mois).
3-Récidive de MTEV
4-Nouveaux anticoagulants oraux”
5-Prophylaxie de la MTEV en milieu chirurgical chez les patients atteints de cancer.
6-Prophylaxie de la MTEV en milieu médical chez les patients atteints de cancer
7-Situations spéciales”
8-Traitement de la thrombose veineuse sur cathéter central symptomatique.
9-Prophylaxie de la thrombose veineuse sur cathéter central

 


 
 
1-Recommandation pour le traitement initial de la MTEV chez les patients atteints de cancer

1- Les HBPM sont recommandées pour le traitement initial de la MTEV chez les patients atteints de cancer. [Grade 1B].
Valeurs et préférences : Les HBPM sont plus faciles à utiliser que les HNF

2- Le fondaparinux et les HNF peuvent être également utilisés dans le traitement initial de la MTEV chez les patients atteints de cancer. [Grade 2D].
Valeurs et préférences : Le fondaparinux est plus facile à utiliser que les HNF.

3- La thrombolyse de la MTEV constituée ne peut être décidée qu’au cas par cas chez les patients atteints de cancer, avec une attention extrême vis-à-vis des contres indications, notamment en cas de risque hémorragique (métastase cérébrale) [Avis d’experts basé sur le faible niveau d’évidence des publications de faible qualité et sur le haut risque d’hémorragie en cas de thrombolyse].
Valeurs et préférences : Un avis spécialisé est recommandé avant décision de thrombolyse.

4- La pose de filtre cave peut être envisagée dans le traitement initial de l’EP ou de la TVP chez le patient cancéreux en cas de contre indication aux anticoagulants ou de récidive d’EP malgré un traitement anticoagulant optimal. Une réévaluation périodique des contre indications est recommandée et les anticoagulants doivent être repris dès qu’ils sont sans danger. La pose de filtre cave n’est pas indiquée dans la prévention primaire de la MTEV au cours du cancer. [Avis d’experts basé sur le faible niveau d’évidence des publications de faible qualité et sur l’absence de données sur le rapport bénéfice / risque].
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2-Traitement au long cours de la MTEV

1- Les HBPM sont préférées aux AVK pour le traitement de maintenance (10 jours à 3 mois) et au long cours (au-delà de 3 mois) de la MTEV chez les atteints de cancer
[Grade 1A].
Valeurs et préférences L’injection quotidienne d’HBPM peut représenter une contrainte pour les patients.

2 L’idraparinux n’est pas recommandé pour le traitement de maintenance (10 jours à 3 mois) et au long cours (au-delà de 3 mois) de la MTEV chez les patients atteints de cancer. L’idraparinux n’est actuellement pas commercialisé [Grade 2C].
Valeurs et préférences : L’idraparinux une injection par semaine est plus facile à utiliser que les HBPM ou l’HNF.

3 Les HBPM devraient être utilisées pour une durée minimale de trois mois pour traiter la MTEV constituée chez les patients atteints de cancer, cependant les patients ont été traités six mois dans les études les plus importantes sur la question. [Grade 1A].
Valeurs et préférences L’injection quotidienne d’HBPM peut représenter une charge pour les patients.

4 Après 3 à 6 mois de traitement, la décision de poursuivre ou d’arrêter les anticoagulants (AVK ou HBPM) doit être basée sur une évaluation individuelle du rapport bénéfice / risque, de la tolérance, de la préférence des patients et de l’activité tumorale [Avis d’experts en l’absence de données disponibles]
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3-Recidive MTEV chez les patients atteints de cancer

En cas de récidive de MTEV, trois options peuvent être envisagées :
- arrêt des AVK et prescription d’HBPM chez les patients traités par AVK
- augmentation des doses d’HBPM chez les patients traités par HBPM
- insertion de filtre cave
[Avis d’experts basé sur le faible niveau d’évidence des publications de faible qualité et sur l’absence de données sur le rapport bénéfice / risque].
Valeurs et préférences : décision individuelle

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4-Les nouveaux anticoagulants oraux Au moment de l’élaboration des recommandations, en l’absence de données concernant l’utilisation des nouveaux anticoagulants oraux pour le traitement de la MTEV chez les patients ayant un cancer, il n’a pas été possible d’émettre de recommandation.

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5-Prophylaxie de la MTEV en milieu chirurgical chez les patients atteints de cancer. 1- L’utilisation des HBPM en une injection par jour ou de l’HNF en trois injections par jour sont recommandées pour prévenir la MTEV post opératoire chez les patients atteints de cancer ; cette prophylaxie médicamenteuse doit être débutée 12 à 2 heures avant l’intervention et être poursuivie au moins 7 à 10 jours. Il n’y a pas de données permettant d’affirmer la supériorité d’une HBPM sur une autre. [Grade 1A].
Valeurs et préférences : les HBPM en une injection quotidiennes sont plus faciles d’emploi.

2- Il n’existe aucune donnée justifiant l’emploi du fondaparinux comme alternative aux HBPM pour la prévention primaire de la MTEV post opératoire chez les patients atteints de cancer. [Grade 2C].
Valeurs et préférences : aucune.

3- L’utilisation de la dose prophylactique d’HBPM la plus élevée est recommandée pour prévenir la MTEV post opératoire chez les patients atteints de cancer. [Grade 1A].
Valeurs et préférences : aucune.

4- Une prophylaxie prolongée (4 semaines) peut être indiquée pour prévenir la MTEV post opératoire après chirurgie majeure par laparotomie chez les patients atteints de cancer qui sont à haut risque de MTEV et à faible risque hémorragique [Grade 2B].
Valeurs et préférences : durée plus longue d’injection sous cutanée.

5- L’utilisation des HBPM pour prévenir la MTEV post opératoire chez les patients atteints de cancer ayant une chirurgie laparoscopique peut être recommandée de la même façon qu’en cas de laparotomie [Avis d’experts basé sur une évaluation du rapport bénéfice risque en fonction du risque hémorragique].
Valeurs et préférences: injections quotidiennes
Coût : En fonction des pays, le prix des HBPM influence le choix

6- La prophylaxie mécanique n’est pas recommandée en monothérapie excepté quand les méthodes pharmacologiques sont contre indiquées. [Grade 2C].
Valeurs et préférences : pas d’injection.
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6-Prophylaxie de la MTEV en milieu médical chez les patients atteints de cancer

1- La prophylaxie par HBPM, HNF ou fondaparinux est recommandée chez les patients atteints de cancer hospitalisés et à mobilité réduite [Grade 1B].
Valeurs et préférences : injection sous cutanée quotidienne
Coût : En fonction des pays, le prix des HNF, HBPM ou du fondaparinux influence le choix.

2- Pour les enfants traités pour LAL avec L-asparaginase, en fonction des pratiques locales et des caractéristiques des patients (taux de plaquettes, de fibrinogène et d’antithrombine III, fonction rénale), une prophylaxie peut être envisagée dans certains cas. Les mêmes options peuvent s’envisager chez les adultes. [Avis d’experts basé sur le faible niveau d’évidence des publications de faible qualité et sur le rapport bénéfice / risque dépendant des caractéristiques de chaque patient].
Valeurs et préférences: injections sous cutanées.

3- Chez les patients traités par chimiothérapie, la prophylaxie systématique n’est pas recommandée [Grade 1B].
Valeurs et préférences: injections sous cutanées.

4- Une prophylaxie primaire pharmacologique peut être indiquée chez les patients avec un cancer du pancréas localement avancé ou métastatique ayant un faible risque hémorragique.
[Grade 1B].
Valeurs et préférences: injections sous cutanées.

5- Une prophylaxie primaire pharmacologique peut être indiquée chez les patients avec un cancer du poumon localement avancé ou métastatique ayant un faible risque hémorragique. [Grade 2B].
Valeurs et préférences: injections sous cutanées.

6- Chez les patients atteints de myélome multiple et traités par IMIDs (thalidomide et lenalidomide) en association avec des corticoïdes et/ou une chimiothérapie (doxorubicine), une prophylaxie de la MTEV est recommandée; dans cette situation les AVK à doses réduites ou thérapeutiques, les HBPM à dose préventive et les faibles doses d’aspirine ont montré des effets similaires sur la prévention de la MTEV ; cependant l’efficacité réelle de ces schémas thérapeutiques restent à déterminer [Grade 2C].
Valeurs et préférences: injections sous cutanées.
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7-Situations spéciales

1- Les tumeurs cérébrales ne sont pas en elles même une contre indication à un traitement anticoagulant pour une MTEV constitué [Grade 2C].

Valeurs et préférences: basé sur une évaluation clinique individuelle.

 

2- Les HBPM sont à privilégier pour le traitement d’une MTEV constituée chez les patients atteints de cancer avec une tumeur cérébrale. [Avis d’experts basé sur le faible niveau d’évidence des publications de faible qualité et sur une évaluation individuelle du rapport bénéfice / risque en fonction du risque hémorragique].

Valeurs and préférences: différentes suivant les membres du groupe de travail.

 

3- L’initiation des HBPM ou de l’HNF est recommandée en post opératoire pour la prévention de la MTEV chez les patients atteints de cancer ayant une intervention neurochirurgicale [Grade 1A].

Valeurs et préférences: injections sous cutanées.

 

4- En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance créatinine < 30 mL min-1) l’HNF avec relais précoce par AVK (dès J1) ou les HBPM avec ajustement sur le taux d’anti Xa sont conseillées pour le traitement de la MTEV constituée chez les patients atteints de cancer. [Avis d’experts en l’absence de données et de connaissance du rapport bénéfice / risque dans cette situation].

 

5- Chez les patients porteurs d’insuffisance rénale sévère (clairance créatinine < 30 mL min-1), une compression veineuse peut être utilisée. La prophylaxie pharmacologique doit être envisagée au cas par cas et dans cette situation l’HNF peut être utilisée [Avis d’experts en l’absence de données, en fonction du rapport bénéfice / risque dépendant du niveau de risque de MTEV].

 

6- Chez les patients atteints de cancer avec thrombopénie, des doses pleines d’anticoagulants peuvent être utilisées pour le traitement de la MTEV constituée si le taux des plaquettes est supérieur à 50 GL-1 en l’absence de signe hémorragique. Pour les patients avec un taux de plaquettes inférieur à 50 GL-1, la décision du traitement et des doses d’anticoagulants doit être prise au cas par cas avec la plus grande précaution. [Avis d’experts en l’absence de données, en fonction du rapport bénéfice / risque dépendant des niveaux respectifs de MTEV et d’hémorragie].

 

7- Chez les patients atteints de cancer avec thrombopénie modérée, la prophylaxie pharmacologique peut être utilisée si le taux de plaquettes est supérieur à 80 GL-1 ; si le taux de plaquettes est inférieur à 80 GL-1, la prophylaxie pharmacologique doit être discutée au cas par cas et une surveillance rapprochée est recommandée. [Avis d’experts en l’absence de données, en fonction du rapport bénéfice / risque dépendant des niveaux respectifs de MTEV et d’hémorragie].

 

8- Chez les femmes enceintes atteintes de cancer, le traitement standard de la MTEV constituée et la prophylaxie habituelle peuvent être appliqués [Avis d’experts en l’absence de données, basé sur la contre indication des AVK pendant la grossesse].
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8-Traitement de la thrombose veineuse sur cathéter central symptomatique.

1- Un traitement d’au minimum trois mois est recommandé pour les thromboses sur cathéter central symptomatiques ; dans cette situation les HBPM sont conseillées. Les AVK peuvent aussi être utilisés en l’absence de comparaison entre ces deux types d’anticoagulants.

[Avis d’experts].

Valeurs et préférences : nécessité d’injection sous cutanée avec les HBPM.

Coût : L’ablation du cathéter entraine un coût additionnel

 

2- Le cathéter central peut être laissé en place si il est fonctionnel, bien positionné, non infecté et si l’évolution des symptômes est favorable sous traitement anticoagulant.

Que le cathéter soit laissé en place ou enlevé, la durée du traitement n’est pas standardisée.

[Avis d’experts].

Valeurs et préférences : Aucune.

Coût : L’ablation du cathéter entraine un coût additionnel.
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9-Prophylaxie de la thrombose veineuse sur cathéter central

1- L’utilisation d’anticoagulants n’est pas recommandée dans la prophylaxie de la thrombose veineuse sur cathéter central. [Grade 1A].

Valeurs et préférences : risque hémorragique avec les anticoagulants.

 

2- Le cathéter doit être insérés du côté droit, dans la veine jugulaire, l’extrémité distale du cathéter doit se situer à la jonction veine cave supérieure oreillette droite. [Grade 1A].

Valeurs et préférences : aucune.

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D’apres THROMBOSIS AND CANCER INTERNATIONAL CLINICAL PRACTICE GUIDELINES

Copyright © 1093790 (OPIC 28/02/2012)

Traduction P. Debourdeau ERSM Sud est, Marseille, et Anne Long, Reims CHU

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