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Publié par Docteur Parissa Zandi

Entretien avec M. le Professeur Jean Noël Fiessinger – Chef de Service de Médecine Vasculaire et HTA de l’HEGP
 
A la question : quel est votre synthétique regard d’expert sur l’évolution de la Médecine Vasculaire durant de dernier quart de siècle ? Quelles seraient ses perspectives d’avenir ?
 
M. le Professeur Fiessinger nous répond :
-« A l’origine les Chirurgiens Vasculaires se sont différenciés des Chirurgiens Cardiaques. Avec le développement des Explorations Vasculaires et le vieillissement de la population, la nécessité de prise en charge des patients poly vasculaires dans les services de Chirurgie Vasculaire et en dehors de ces services s’est fait ressentir. C’est ainsi qu’il y a eu les premiers balbutiements de la Médecine Vasculaire
Cette
discipline fut enseignée tout d’abord sous forme d’un DU (Diplôme d’Université) à l’initiative des Professeurs Housset et Olivieril y a environ 40 ans
Par la suite, les besoins en Santé Publique aussi bien des services hospitaliers que des praticiens libéraux, rendaient légitime une formation consacrée aux pathologies Vasculaires Périphériques en tant que discipline dissociée des pathologies cardiaques. Avec la collaboration de M. le Professeur Boccalon nous avons obtenu du Ministère de la Santé la transformation de l’enseignement de cette discipline dans les années 70 de DU en DIU (Diplôme Inter Universitaire) puis en Capacité. La Capacité de Médecine Vasculaire (Angiologie) permettait de régulariser les flux (numerus clausus) par rapport aux besoins de la population française. C’est ainsi qu’un certain nombre de facultés de Médecine furent accrédités pour l’enseignement de la Médecine Vasculaire avec un quota à ne pas dépasser. Une centaine de médecins / ans en France eurent ainsi la possibilité de se former.
Puis il y eu en 2000, la création d’un Conseil National des Universités (CNU) de Médecine Vasculaire. Il s’agit d’un corps d’enseignants pour l’enseignement de cette discipline sous forme d’un DESC de type I ouvert à toutes les spécialités. Actuellement est en discussion au niveau du Ministère de la Santé le passage du DESC de type I à un DESC de type II permettant d’individualiser la Médecine Vasculaire officiellement comme discipline à part entière. " 



Commentaire personnel:
Personnellement, bien que j’ai eu la chance de bénéficier d’une formation avec un parcours peut être inhabituel : une année en Suisse d’explorations vasculaires associé à la chirurgie de varices à temps plein – 3 années à l’Ecole Européenne de Phlébologie et 2 années de Capacité d’Angiologie – soit au total : 5 années de formation spécialisée / 13 années d’études médicales – j’estime que j’ai encore à découvrir

Bien souvent, les Médecins Vasculaires d’aujourd’hui se spécialisent chacun dans un domaine : les Explorations Vasculaires, la Lymphologie, la Prévention et la Tabacologie, l’Andrologie, la Phlébologie, les Maladies de Système …. Et la liste n’est pas exhaustivetant la Médecine Vasculaire touche à tous les organes de notre corps.
La Médecine d’aujourd’hui, celle de demain se veut une Médecine de pointe, une Médecine de Prévention et de Recherche

La France, symbole d’un pays avant-gardiste dans tant de domaines est dotée d’un enseignement de Médecine de qualité mondialement reconnue. La Médecine Vasculaire en France doit poursuivre sa percée pour permettre non seulement un enseignement de qualité aux générations de futurs médecins – garant d’une prise en charge adaptée aux besoins de la population planétaire vieillissante, accablée de stress, souffrant de mal bouffe exposée au diabète, de plus en plus sédentaire et encore et toujours intoxiquée par ce fléau de cigarette …. Mais aussi permettre le développement de la recherche pour ces pathologies pas toujours mortelles mais qui non seulement amputent les patients atteints d’une qualité de vie mais aussi nécessitent des prises en charges lourdes et chroniques qui coûteraient moins cher à la société si le domaine de la recherche avait la possibilité de se développer d’avantage et si la prise en charge des patients étaient mieux définis dans leur répartition. Ceci nécessite plus de communication entre le corps médical et le grand publique dans un but d'information - mais aussi d'avantage de coordination entre le corps médical dans sa globalité - ce qui passe bien sûr également par d'avantage de communication.