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Publié par Docteur Parissa Zandi

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Service de 
RadioCardioVasculaire


Dr Azarine - si vous nous parliez de ce Dilemme permanent:
Musicien Médecin / Médecin Musicien.
"La musique a été indispensable aux différentes étapes de ma vie y compris durant ces longues années d’études de médecine à mon équilibre personnel. En faite, je me suis posé maintes fois la question de laisser la musique en veille pour préparer des concours, des examens. Mais la musique s’est finalement toujours imposée comme facteur équilibrant, cela m’obligeait à mieux m’organiser dès que je jouais plus ou faisait des concerts. Pour la partie composition, cela commence par « l’inspiration » qui ne demande pas d’effort particulier, ça vient tout seul, la musique est dans ma tête, quand je marche dans la rue ou durant des intervalles libres à mon bureau, des notes s’imposent. C’est en aval qu’il y a un travail de finition et d’arrangement qui finit progressivement par une œuvre ou pas d’ailleurs !"


Parlez nous un peu de vous – de ce que vous faites plus précisément à HEGP ?
"Je suis Radiologue cardio vasculaire. Je suis spécialisé dans l’imagerie non invasive cardiaque et vasculaire (scanner et IRM). Je suis Praticien Hospitalier dans le service de radiologie Cardio Vasculaire du Professeur Marc Sapoval à l’HEGP, dans l’unité fonctionnel d’imagerie non invasive du Pr Elie Mousseaux.
Marc Sapoval est aussi pianiste est la musique fait aussi partie de nos traits unions ….
Je me penche plus particulièrement sur l’étude en IRM de la Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène (DVDA). Il s’agit d’une maladie caractérisée par une infiltration fibro graisseuse du ventricule droit qui peut causer la mort subite observée chez l’adulte jeune, mais aussi chez des nourrissons, des enfants et des sportifs de haut niveau. La maladie est rare et le diagnostic en est difficile. Elle a été décrite pour la première fois en 1984 par Guy Fontaine cardiologue, rythmologue à l’Hôpital de la Pitié Salpétrière.
Les causes connues sont familiale (donc prédisposition génétique), il existe également des cas sporadiques moins bien élucidés. " Site : ARVD.com.


Expliquez nous ce choix de spécialisation en imagerie cardio vasculaire justement.
"J’ai fais mes deux premiers cycles d’études médicales à la faculté Broussais-Hôtel-Dieu. - J’ai été reçu à l’internat de cardiologie à Lille. Orienté en particulier par deux de mes chefs de service durant mon internat à Lille, le Pr Jean Paul Beregi (Radiologue cardio-vasculaire) et le Pr Jean-Pierre PRUVOT (Neuro radiologue), actuellement secrétaire générale de la Société française de radiologie, j’ai dévié mon cap vers la radiologie et plus particulièrement l’imagerie cardio vasculaire.
L’imagerie cardio vasculaire non invasive était à ses stades de balbutiement à l’époque (1997 – il n’y a que 10 ans !). La radiologie générale ne me passionnait pas. Je restais attiré par le domaine cardiovasculaire. Les services cardiovasculaires étaient et restent rares en France. 

Pendant les deux premières années de changement d’orientation, j’ai été enclin à des doutes permanents. Je me sentais isolé des cardiologues mais aussi écarté des radiologues, assez vulnérable par rapport aux critiques des uns et des autres. Je me suis maintes fois posé la question de si je n’étais pas partie vers l’utopie d’une spécialité qui n’existait pas. A l’époque le scanner multi détecteur n’était pas utilisé en cardiologie. Le boom de l’IRM et du scanner multi barrette s’est fait en 2000, juste à la fin de mon DEA. Je me suis trouvé alors parmi les premiers à explorer ces deux techniques qui sont largement utilisées de nos jours dans les services de pointe :
  
-         IRM dans les cardiomyopathies du ventricule gauche et du ventricule droit, la cardiopathie ischémique et ses conséquences, les myocardites ainsi que les cardiopathies congénitales.   
-         Scanner multi détecteur connu surtout pour son approche non invasif de l’imagerie coronaire.   
-         Angio scanner et angio IRM vasculaires sont devenus des examens très fiables pour le diagnostic. La possibilité d’injecter le produit de contraste dans une veine périphérique donne une sécurité pour le patient par rapport à la sonde par cathétérisme central des méthodes de radiologie invasive. 
Ces techniques non invasives permettent de réserver les artériographies de plus en plus qu’aux gestes thérapeutiques. 
 
  
L’épopée musicale :
JAZZ-1.jpgPendant mes études de médecine, il y a eu formation de plusieurs groupes successifs – le groupe de jazz  de Broussais « le Carré des Lombes », référence d’une part à l’anatomie et d’autre part à notre nombre (4) et à la rue des Lombards (où se trouvent les jazz clubs réputés de Paris). On a commencé par les soirées de fac pour finir par des soirées dans les jazz club de la rue des Lombards à Paris. 

L’internat nous a éparpillé.
 

De retour à Paris en 1999/2000 j’ai formé notre sextet actuel le groupe Azarine 6 formé de
3 médecins :
- Bassiste : Jean Baptiste LECANU - chef de service du service d’ORL à L’institut Arthur Verne à Paris.
- Saxophoniste : Stéphane MOUCHABAC - Praticien Hospitalier en Psychiatrie à l’Hôpital Saint Antoine de Paris.
- Piano : moi-même
 
Et 3 musiciens professionnels :
1 argentin : Guillermo Venturino percussionniste
1 bulgare : Assen TZANKOV batteur
et Nicolas BEZIN trompettiste
 
des danseurs professionnels:
-         Shahrokh MOSHKIN GHALAM comédien à la Comédie Française : danse soufi (iranien)
-         Karine Gonzales : danse flamenco (espagnole)
-         Reem SHRABEH : danse oriental (syrie)
 
Le caractère cosmopolite de notre groupe fait de notre jazz un jazz qu’on a qualifié de « multi kulti » (d’après un titre de Don Cherry). Nous avons créé une association Salamaley.com dédié à la rencontre de musiciens du monde.
 
On donne en moyenne un concert par mois. Une bonne partie des compositions viennent de moi – sinon de notre batteur Assen Tzankov. Les arrangements se font en groupe dans la cave arrangé en studio de J-B LECANU pour les répétitions.
azarine-jazz.jpgNous préférons les spectacles vivants, où s’établit une communication avec le public présent pour élaborer avec nous ce moment musical. C’est pourquoi sans doute nos enregistrement sont plutôt publics, on va peut être toutefois bientôt s’astreindre à aller en studio.
 



A suivre très prochainement - seconde partie de l'intervew - 
Un voyage musical au coeur de l'Afghanistan - avec la Chaine de l'Espoir.....