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Publié par Docteur Parissa Zandi

Bibi Kasraï est une de mes très chères amies d’enfance.
Pourquoi un article à propos d’elle sur Vaisseaux-de-communication ?
Tout d’abord – et très simplement je précise pour ceux qui ne me connaissent pas que j’ai partagé une enfance merveilleuse et exceptionnelle avec des êtres exceptionnels que j’ai eu la chance de connaître. La plupart d’entre nous sommes éparpillés - citoyens du monde. Mais le fantastique dans tout cela est que malgré l’espace qui nous sépare, malgré le temps passant – nous avons gardé contact et la communication n’est pas rompue – ce qui est rare dans les sociétés modernes individualistes d’aujourd’hui. Le cœur de ce lien est notre pays natal l’Iran – et les vaisseaux de communications sont les émotions que nous avons partagés, les épreuves que nous avons traversées et l’Amour qui nous relie encore et j’espère toujours.
Bibi a dû quitter l’Iran, contrainte et forcée à destination d’Afghanistan avec ses parents – en partie à pieds en traversant des déserts. Le père de Bibi, décédé actuellement est un des écrivains et poètes célèbres iraniens. 
astronautes-20-17-.gifEn Afghanistan, où elle s’est trouvée avec ses parents – ils ont été surpris par l’invasion d’Afghanistan par l’ex union soviétique. Elle a dû alors quitter ce pays en guerre pour la seule destination qui lui était possible à ce moment : l’Union Soviétique. Encore très jeune pour une telle épreuve – elle m’a confié avoir contesté cette décision de ses parents. Se séparer d’elle pour la mettre à l’abris d’une guerre en l’envoyant seule vers encore un autre pays dont elle ne connaissait pas ni ne parlait la langue … ne lui convenait pas …. Mais devant l’argument de son père : les russes ont envoyé le premier homme sur la lune ma fille ! Elle a cédé – le cœur serré.
Cette femme remarquable a fait ses études alors en URSS. Elle vit aujourd’hui sur la côte ouest des Etats Unis depuis plusieurs années...
Elle m’a confié que ce qui lui avait permis de trouver son premier travail aux états unis c’était justement le fait qu’elle parle russe ! L’anecdote est qu’elle avait distribué son CV sur le pare brise des plus grosses voitures – l’une de ces voitures était celle du responsable de recrutement de la Banque Mondiale et ce fut son premier embauche…. 
Bibi s’est consacrée toujours à des domaines avant gardistes en particulier dans le domaine de la santé.
Elle a côtoyé de près  Mme Anousheh Ansari, title sponsor of the Ansari X PRIZE et la première femme ayant effectué un voyage touristique dans l’espace (voir son space-blog).
… Maintenant elle travaille avec Craig Ventersavant américain génial dans ses idées avant gardistes – qui recherche dans le domaine de créations d’organismes vivants dans un objectif de bio carburants du futur.

Ce qui m’avait très émue – c’est un email venant de Bibi il y a 3 ou 4 ans maintenant. Cet email dont je n’ai plus accès et elle non plus malheureusement,  représentait tout d’abord une photo : il s’agissait d’une affiche publicitaire au premier plan : une publicité pour du thé avec un homme, une femme assis autour d’une table en train de déguster la boisson chaude. L’affiche était grande - tenue par des poteaux - sur une route en mauvais état avec à l’arrière plan – derrière le panneau publicitaire des ruines d’une maison dont on voyait les carrelages sur un pend de mur à l'étage - probable vestiges de qui fut un jour une salle de bain. Le mot de Bibi était à propos de l’absurdité de ce panneau resté en place –dans un Afghanistan en guerre, en ruines …. cet email m’était venu en mot de « bonne fin d’année et heureuse nouvelle année …. Où est leur cuisine à ces gens – où est leur maison … comment se nourrissent ils – quelle publicité pour quel thé ? » … 

Cette photo pourrait s’appliquer à tout pays en guerre n’importe où dans le monde,
elle pourrait s’appliquer à n’importe quel endroit touché par un drame :
un tremblement de terre, des incendies, 
le tsunamie, des cyclones, une éruption volcanique….
Un esprit profondément humain et sensible à tous ces écarts dans le confort de vie
sur une toute petite planète qui s’appelle Terre
et qui est le notre.
Pour être réceptif à ces disparités
dont on ne peut ignorer pour ne pas voir,
pour ne pas savoir,
parce qu’on s’imaginerait pas concerné –
il faut peut être avoir palpé le quotidien 
de ces hommes et ces femmes
qui subissent –
avoir traversé des épreuves –
et voir en tout être humain, un père, un frère, une mère, une sœur, un des siens. 
A tous et toutes celles qui ont fait de leurs idéaux, de leurs rêves,
des objectifs à atteindre –
sans oublier ni laisser pour compte les plus démunis –
en se donnant les moyens
quand bien même le chemin est long, la route minée ….
Très bonne et heureuse année. 

Voilà Bibi – cette fois c’est moi qui te renvoie l’email …
et à tous ceux qui nous lisent
l’espoir d’une conscience collective en alerte.

Tendres et Sincères Amitiés.

Carla Bruni - Click
Tout le Monde

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A propos de Craig Venter 
source Wikipedia
John Craig Venter (né le 14 octobre 1946, Salt Lake City) est un biologiste et homme d'affaires américain.
Il débute sa carrière scientifique à l'université de Buffalo (New York), puis il rejoint les National Institutes of Health (NIH) en 1984.
Au sein des NIH, il travaille d'abord sur les récepteurs des neurotransmetteurs. Il cherche en particulier à isoler leurs gènes et les séquencer.
Il devient ce faisant un des pionniers du séquençage automatisé.
À cette occasion il invente une approche systématique nouvelle, qu'il appelle les EST, expressed sequence tags, ou étiquettes de séquences exprimées.
Il s'agit de fragments d'ADN complémentaires qu'il séquence de manière systématique, sans les caractériser au préalable. En 1991 et 1992, son équipe détermine la séquence de plus de 2500 EST associés à des gènes exprimés dans le cerveau humain, ce qui double d'un seul coup le nombre de gènes humains pour lesquels des données de séquence ADN sont disponibles. Avec les NIH, son employeur, il dépose des brevets sur tous ces gènes, ce qui déclenche un tollé dans la communauté des biologistes. James Watson (prix Nobel), co-découvreur de la structure de l'ADN sera parmi les plus farouches opposants à cette appropriation du vivant.
À la suite de la polémique, Venter quitte les NIH en 1992 pour monter une fondation privée appelée TIGR, The Institute for Genome Research et monte une plateforme de séquençage à grande échelle. Il débauche Hamilton Smith, prix Nobel de Médecine 1978 pour la découverte des enzymes de restriction. Avec lui, il va s'attaquer au premier séquençage complet du génome d'un organisme vivant, la bactérie Haemophilus influenzae, qui sera achevé en 1995. Après cet exploit, Venter et le TIGR seront impliqués dans les séquençages de génomes de plusieurs organismes.
En 1998, Venter quitte le TIGR et fonde la Celera Genomics avec le soutien de la société Perkin-Elmer. Il devient le président et le directeur scientifique de cette nouvelle société dont l'objectif est de séquencer le génome humain, entrant ainsi en compétition avec le consortium public international.
En 2000 Venter et Celera annoncent avoir fini de séquencer le génome, en même temps que le consortium international. On apprendra plus tard que le génome séquencé par Celera est le sien.
En 2002, Venter quitte Celera et monte le J. Craig Venter Institute. Ses nouveaux objectifs sont d'explorer la biodiversité génomique et de parvenir à recréer un organisme vivant synthétique en laboratoire.
Le 6 octobre 2007, il annonce au Guardian , « un pas philosophique important dans l'histoire de notre espèce » : la création en laboratoire d'un chromosome artificiel de synthèse, premier pas vers la possible création d'une forme de vie artificielle. Ce scoop intervient avant l'assemblée annuelle de son propre institut scientifique à San Diego le 8 octobre 2007. Ce chromosome, que Venter et son équipe scientifique, parmi lesquels Hamilton Smith, prix Nobel de médecine, copie des parts substantielles de l'ADN de la bactérie Mycoplasma genitalium (une bactérie qui vit dans les parties génitales de l'homme et des primates). Ce chromosome aurait été baptisé par ses créateurs Mycoplasma laboratorium. Dans la dernière étape du processus, ce chromosome devrait être inséré dans une cellule vivante dont il « prendrait le contrôle », devenant ce faisant une nouvelle forme de vie.