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Le blog de Docteur Parissa Zandi - Médecin Vasculaire / attaché à l'hôpital Européen Georges Pompidou de Paris - FRANCE

Articles avec #urgences tag

COMMUNIQUE ce jour du syndicat des Médecins Vasculaires

16 Mars 2020 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #corona virus,, #covid 19, #consultations, #rendez vous, #examen médical, #Echographie Doppler, #sclérothérapie, #laser, #prévention, #Urgences

COVID 19 : Comment adapter, à ce jour, nos pratiques et notre activité ?

Chers collègues et amis,

Chacun est libre de son attitude dans ces circonstances inédites et totalement exceptionnelles. Cependant nous devons avoir 2 choses essentielles à l'esprit :

  • Nous protéger, nous et nos collaborateurs, pour limiter notre risque d'être malade et de rapporter des virus à la maison ou à nos contacts à l'extérieur.
  • Impérativement protéger nos patients, pour eux-mêmes et pour éviter qu'ils ramènent des virus de nos cabinets et deviennent autant de réservoirs potentiellement contaminants. C'est le but des mesures gouvernementales drastiques prises depuis samedi.

Pour cela, outre les mesures d'hygiène du cabinet et les mesures de protection individuelle, nous devons veiller à ce qu'un minimum de patients se croisent dans le cabinet et surtout se côtoient en salle d'attente.

POUR LES RENDEZ-VOUS :

  • Annuler tous les rendez-vous non urgents ou indispensables ;
  • Annuler  les actes de sclérothérapie.
  • Annuler les examens vasculaires de suivi systématique ou qui ne sont pas en rapport avec l'aggravation d'une pathologie, surtout si patient âgé ou fragile.
  • Accepter les urgences (TVP, TVS, AVC, ischémies distales, etc…) mais avec une bonne gestion des horaires afin d'éviter les attentes et les embouteillages en salle d'attente.
  • Assurer une écoute téléphonique normale avec réponses aux questions et gestion des angoisses.
  • Dissuader les patients d'aller consulter inutilement aux urgences de l'hôpital ou d'appeler le 15.
  • Isoler un patient enrhumé ou qui aurait une toux sèche. Et l'équiper d'un masque chirurgical.
     

POUR LES MESURES D'HYGIENE :

  • Le masque chirurgical sert surtout à protéger les autres si l'on est éventuellement contagieux. Mais il protège aussi dans une certaine mesure des virus venus de l'extérieur. Donc pour le médecin le mettre systématiquement. De plus cela rassure les patients.
  • Fournir aussi un masque chirurgical à la secrétaire ainsi qu'aux patients fragiles.
  • Le masque doit être gardé tout au plus 3 heures, puis être changé.
  • Ne pas l'enlever puis le remettre, ni le toucher avec les mains en cours de consultation.
  • Lorsqu'on enlève le masque, le jeter immédiatement dans une poubelle dédiée et réaliser immédiatement une friction hydro alcoolique sur les mains, le visage, puis à nouveau les mains.
  • Désinfecter (comme toujours !) les sondes d'écho et doppler après chaque utilisation.
  • Désinfecter impérativement plusieurs fois par jour les poignées de porte, les tables d'examen, le stéthoscope et tout objet touché par les patients (robinets, sanitaires). Supprimer les revues.
  • Attention, l'alcool et la SHA ne fonctionnent pas sur ces surfaces. Utiliser impérativement une solution d'Eau de Javel à 0.1% (soit un berlingot de 250 ml à 4.8% dilué dans 10 litres d'eau). Cela est efficace immédiatement sur tous germes, spores, virus, et de plus ne coûte rien.
  • Fournir un masque chirurgical à tout patient suspect (toux, expectoration, rhinorrhée, fièvre) et lui prendre sa température frontale avec un appareil sans contact (Thermoflash ou autre)
  • Les masques FFP2 servent à filtrer les virus extérieurs et donc à protéger le soignant, mais nous n'en avons pas…
  • Changer de blouse après chaque demi-journée ou utiliser une sur blouse jetable.
  • Pas de contact aérien direct avec des vêtements qui retournent à la maison.
     

Pour les infos (sérieuses) sur votre région, consultez le site de l'ARS et les messages de votre URPS.

Pour les hospitaliers, suivez les consignes des commissions médicales d’établissement

Bon courage à tous et avec nos amicales salutations.

 

Christine JURUS

Présidente de la SFMV

 

ATTENTION, CE COMMUNIQUÉ ET LES INFORMATIONS QU'IL CONTIENT SONT SUCCEPTIBLES D'ÉVOLUER EN FONCTION DE L'ACTUALITÉ NATIONALE.

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Explications sur les PHLEBITES en 5 actes

10 Septembre 2009 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Urgences

Explications sur les PHLEBITES en 5 actes

Plan:

Acte I – Qu’est ce qu’une phlébite ?
ACTE II – Quelles sont les circonstances favorisants une phlébite ?
ACTE III – A quel moment m’interroger si je fais une phlébite ?
ACTE IV – Dans le doute – que faire ?
ACTE V – Explications sur le traitement d’une phlébite






Acte I – Qu’est ce qu’une phlébite ?
Le terme médical est Thrombose Veineuse. Il s’agit de la formation d’un caillot de sang dans une veine – bouchant tout ou partie la circulation sanguine.


ACTE II – Quelles sont les circonstances favorisants une phlébite ?
Il a toujours une cause provoquant la formation d’un caillot.
Les facteurs favorisant la formation de caillots au niveau des veines sont nombreux :
- 1/ toutes les circonstances favorisant une stase au niveau de la circulation sanguine / en particulier au niveau des membres inférieurs
ex :
- les varices,
- un voyage prolongé en avion (en moyenne plus de 5H de vol) : l’air comprimé de la cabine – la station assise prolongée avec les genoux pliés et pire croisés sans boire de l’eau et sans marcher dans les couloirs de l’avion durant le vol,
- un alitement prolongé,
- une station prolongée avec les genoux pliés ou accroupis,
- le port de bottes ou de jeans serrés,
- La rupture d’un kyste articulaire du genou se vidant dans le mollet et comprimant les veines du mollet,
- La compression d’une veine
- ….
- 2/ les traumatismes des veines 
ex :
- suite un coup (dans le mollet le plus souvent)
- suite à une perfusion veineuse
- …
- 3/ les interventions orthopédiques
ex :
- les mises en place des prothèses (hanche – genou) 
- hallux valgus 
- chirurgie de la colonne vertébrale …
- 4/ la césarienne
- 5/ fumer et prendre la pilule
- 6/ les cancers en évolution
- 7/ certaines maladies appelées « maladies de système »
- 8/ mais aussi certaines personnes ont une prédisposition génétique à faire des thromboses veineuses Cette prédisposition est souvent découverte - soit par enquête génétique familiale car un parent est connu pour avoir cette anomalie - soit à l’occasion d’une phlébite.

Les causes sont donc nombreuses et la liste peut faire peur aux lecteurs.
C’est le rôle de votre médecin de faire les recherches et de vous expliquer l’orientation de ses recherches.


L’important pour vous c’est de savoir quand vous demander si vous avez une phlébite ?


ACTE III – A quel moment m’interroger si je fais une phlébite ?
D’abord cherchez si vous avez une ou des circonstances favorisantes évidentes.
Ensuite voici les symptômes les plus fréquents avec quelques explications:
La formation d’un caillot dans une veine n’est pas « normale ».
Normalement notre corps est programmé de façon à ce que le sang soit fluide.
Notre corps est également programmé pour détecter toute anomalie.
Ainsi – dès la formation d’un caillot dans une veine l’organisme alerté, très schématiquement, rassemble ses bons soldats pour combattre l’anomalie.
Si la cause n’est pas supprimée – l’organisme peut être dépassé et le caillot formé localement peut s’étendre ou se multiplier ou  migrer.

La bataille entre le caillot et les soldats de l’organisme provoque une inflammation : « ça chauffe » sur le champs de bataille ! Par ailleurs la circulation veineuse se fait mal (comme dans les embouteillages) du fait du bouchon par le caillot.

Dans la pratique cela se présente :
- sous forme d’une induration chaude et douloureuse sur le trajet de la veine thrombosée – visible et palpable s’il s’agit d’une varice ou d’une veine perfusée car ces veines sont superficielles.

Pour les veines non superficielles les symptômes dépendront de la localisation du caillot :
- dans le mollet : une douleur sourde localisée, un gonflement du mollet,
- à la cuisse ou dans le ventre: un gonflement de la cuisse voire de tout le membre avec ou sans douleur – le plus souvent avec sensation de lourdeur du membre.
- Parfois ces signes s’accompagnent de fièvre.

Mais sachez que :
 - Dans le meilleur des cas - une phlébite peut passer inaperçue (aucun symptôme). Dans ce cas – l’organisme a pu dissoudre le caillot sans aide extérieure (traitement).
- Dans le pire des cas – une phlébite peut aussi passer inaperçue (aucun symptôme au niveau de la veine ou des veines thrombosées) MAIS l’organisme dépassé et/ou la cause persistante, le caillot soit s’est étendue soit à migré …. aux poumons bouchant localement le processus d'oxygénation : c’est ce qu’on appelle une EMBOLIE PULMONAIRE – dont les signaux d’alertes sont :
- Une gêne respiratoire,
- Une toux sèche,
- Un cœur qui bat très vite même au repos,
- Une douleur dans le thorax,
- Une angoisse,
- Une fièvre inexpliquée, - …..


ACTE IV – Dans le doute – que faire ?
Si vous avez lu et compris les explications de l’acte IV – vous comprendrez qu’une thrombose veineuse, l’embolie pulmonaire SONT DES URGENCES.

EVITEZ : LA MARCHE - UN MASSAGE à l'endroit douloureux ou enflé - les bains chauds, bouillotte bref TOUT CE QUI EST CHALEUR à l'endroit douloureux ou enflé - NE PRENEZ PAS L'AVION et joignez votre médecin traitant, qui sera à même de valider ou non votre suspicion et de prendre les mesures nécessaires pour en valider le diagnostique et de vous mettre sous traitement. Si vous n'arrivez pas à le joindre - prenez contact directement avec un Médecin Vasculaire (angiologue) ou consultez les URGENCES.

L’examen qui permet de diagnostiquer une phlébite est l’échographie doppler.
Dans l’attente de l’examen – il peut arriver qu'il soit demandé une prise de sang (recherche de D Dimères). Les résultats demandent environ 2H pour être obtenus.
Si cette recherche est négative vous n’avez ni phlébite ni embolie pulmonaire.
En revanche sachez que si la recherche est positive – cela ne veut RIEN DIRE ! car les DDimères peuvent être élevées dans de nombreuses circonstances bénignes.


ACTE V – Explications sur le traitement d’une phlébite
Le traitement d’une phlébite est triple : - 1/ Le traitement en vue de la dissolution du ou des caillots, - 2/ Le traitement de la cause, - 3/ La prévention des récidives. Seul le médecin peut vous en indiquer les modalités.
En aucun cas ne prenez la décision d’une auto médication.

Explications sur les PHLEBITES en 5 actes
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Que faire en cas de suspicion d'Embolie Pulmonaire

23 Février 2008 , Rédigé par Docteur Parissa Zandi Publié dans #Urgences

Une Embolie Pulmonaire résulte d'un caillot de sang qui bouche une partie de la circulation pulmonaire.
undefinedDonc deux conséquences directs: la respiration en pâtit et le coeur et le poumon aussi ....


C'est un accident grave.

Elle peut passer inaperçue si la taille ou le nombre de vaisseaux bouchés par le ou les caillots est petit - mais qui être grave voire mortelle si les vaisseaux sont massivement bouchés.

Les situations à risque sont nombreuses:
- en premier lieu toute
phlébite,
toute maladie prédisposant aux phlébites ou à la "l'hyper" coagulation,
peuvent être à l'origine d'une Embolie Pulmonaire.

Les signes dépendent de l'ampleur de l'étendue de l'embolie généralement:
les manifestations clinques peuvent être: une gêne à la respiration, une douleur dans le thorax de façon brutale, un crachat de sang, mais cela peut également être une sensation de stress et d'anxiété, un pouls rapide ....

La première chose à faire et bien évidement en cas de suspicion d'Embolie Pulmonaire est de
consulter sans tarder.

- Un examen simple: 
une prise de sang: les
D Dimères à faire doser par le laboratoire par la méthode ELISA: si les D Dimères sont en dessous d'un seuil de 500 UI - cela exclu généralement toute diagnostic de phlébite ou d' embolie pulmonaire. C'est à dire que si les D Dimères sont en dessous de 500 UI (dosage par méthode Elisa) vous pouvez être tranquille: vous ne faites pas de phlébite et vous n'avez pas d'embolie pulmonaire.

- Un second examen simple:
à faire en attendant le dosage des D Dimères (ce dosage demande environ 2H de temps): L'écho doppler veineux à la recherche d'une phlébite.

Sachant que la présence d'une phlébite ne conclut pas forcément à une embolie pulmonaire - car le caillot n'a peut être pas migré aux poumons. 


Sachant aussi que les D Dimères peuvent être positifs dans de nombreuses situations sans gravité aucune ....

Il est du ressort de votre médecin, en cas de phlébite ou en cas de positivité des D Dimères (D Dimères Elisa au delà de 500 UI par la méthode Elisa) avec une forte suspicion d'embolie pulmonaire - de démarrer le traitement par Héparine sans tarder - et de vous adresser en Urgence pour:
Confirmer ou non le diagnostic d'Embolie Pulmonaire
en prenant toutes les précautions qui s'imposent pour votre mobilisation jusqu'au service spécialisé.

Deux examens seront effectués en Urgence:
soit une
Scintigraphie de Ventillation perfusion pour voire l'état de la ventillation pulmonaire,
et/ou une
Angiographie Pulmonaire qui permet d'opacifier directement des vaisseaux pulmonaires.

A l'Hôpital Européen Georges Pompidou,
il y a un service "URGENCE EMBOLIE PULMONAIRE"
ce service dépend du service de Pneumologie (Chef de service M. le Pr Guy MEYER)
Le Numéro Suivant est destiné aux Médecins 
pour prendre contact directement avec le Chef de Clinique de Garde de cette Unité:
- 01 56 09 29 92
- 01 56 09 22 41
et demander une prise en charge en Urgence.
Idéalement ayez les D Dimères dosés et l'échographie doppler veineux effectué pour justifier votre demande.

Les patients adressés - ayant une Embolie Pulmonaire Aigüe mais ne nécessitant pas de fibrinolyse sont généralement par la suite transférés en service de Médecine Vasculaire de l'HEGP.
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